Weekly Gadgets

Find Us on Socials

dimanche, mars 22, 2026
contact@congo-press.com
Politiquepriorite

Lisanga Bonganga plaide pour une révision constitutionnelle au nom de l’héritage d’Étienne Tshisekedi

28Views

Le coordonnateur du Rassemblement des Compagnons d’Étienne Tshisekedi pour le Changement et le Progrès Social (RCET-CPS), Jean-Pierre Lisanga Bonganga, s’est déclaré favorable à une réforme de la Constitution de la République démocratique du Congo.

S’exprimant lors d’un point de presse tenu samedi 21 mars 2026 à Kinshasa, l’ancien ministre d’État en charge des Relations avec le Parlement a exposé les motivations de sa plateforme politique, qu’il inscrit dans la continuité de la pensée du défunt opposant historique Étienne Tshisekedi wa Mulumba.

Selon le RCET-CPS, la révision constitutionnelle s’inscrirait dans « le respect du testament politique légué par le Dr Étienne Tshisekedi », qui prônait, de son vivant, l’adoption d’une nouvelle Loi fondamentale inspirée des travaux de la Conférence nationale souveraine (CNS), tout en tenant compte des réalités actuelles du pays.

Jean-Pierre Lisanga Bonganga a également soutenu que toute initiative de réforme constitutionnelle relève de la prérogative du chef de l’État, dès lors qu’il bénéficie d’une légitimité issue des urnes. « Le président de la République, porteur d’une vision et soutenu par le peuple, est en droit d’engager un processus de changement de la Constitution », a-t-il affirmé.

Une Constitution jugée héritée d’un contexte de crise

L’ancien responsable politique estime que la Constitution actuellement en vigueur, promulguée le 18 février 2006 et révisée en 2011, demeure le produit d’un compromis entre anciens belligérants, dans un contexte de sortie de conflit. À ce titre, elle présenterait, selon lui, plusieurs limites structurelles.

Parmi les points soulevés, Lisanga Bonganga évoque notamment l’article 220, qu’il considère comme « verrouillé » pour préserver des équilibres politiques hérités du passé. Il critique également certaines dispositions, dont l’article 217, qu’il juge susceptibles d’« hypothéquer l’intégrité territoriale et la souveraineté nationale ».

Le coordonnateur du RCET-CPS regrette par ailleurs que la Constitution ne précise pas explicitement la superficie du territoire national, se limitant à affirmer le principe de l’intangibilité des frontières héritées de la colonisation.

Des critiques sur le processus d’adoption

Revenant sur l’adoption de la Constitution, Jean-Pierre Lisanga Bonganga a affirmé qu’elle n’avait pas fait l’objet d’un consensus national large, rappelant que plusieurs forces politiques majeures, dont l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) à l’époque, avaient boycotté le référendum.
Il a en outre dénoncé la révision constitutionnelle du 20 janvier 2011, qu’il qualifie de « cavalière » et attribue à une majorité parlementaire « contestée ».

Autre critique formulée : l’absence, selon lui, de mécanismes de sanction explicites en cas de violation de la Constitution, ce qui constituerait « une faiblesse pour l’État de droit et la démocratie ».

Un débat relancé

Ces déclarations interviennent dans un contexte où la question d’une éventuelle réforme constitutionnelle refait surface dans le débat politique congolais. Si certains acteurs y voient une nécessité d’adaptation institutionnelle, d’autres redoutent une remise en cause des équilibres fondamentaux établis depuis 2006.

 

LM

Laisser un commentaire