Le débat sur la révision de la Constitution continue de susciter des réactions. En Ituri, certains acteurs politiques soutiennent cette initiative qu’ils jugent nécessaire pour corriger les failles du texte actuel.
C’est le cas de Luc Malembe, acteur politique, qui plaide pour une réforme constitutionnelle afin d’améliorer la gouvernance et renforcer la sécurité du pays.
Selon lui, la Constitution en vigueur présente plusieurs insuffisances qui freinent l’efficacité de l’État, notamment en matière de gestion du territoire et de défense nationale.
« La Constitution actuelle ne précise même pas la superficie du pays. Cette omission pose un problème sérieux en matière de souveraineté et de sécurisation du territoire », affirme-t-il.
Luc Malembe estime que cette lacune affaiblit la capacité de l’État à défendre pleinement son intégrité territoriale, dans un contexte marqué par des menaces sécuritaires persistantes, notamment dans l’Est du pays.
Il pointe également certaines limites dans la définition des missions des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).
« L’article 187 se limite à la défense du territoire national. Pourtant, face à des menaces extérieures, notre armée devrait être autorisée à poursuivre l’ennemi au-delà des frontières », soutient-il.
Pour cet acteur politique, la révision de la Constitution permettrait d’adapter le cadre juridique aux réalités actuelles du pays, notamment en matière de sécurité et de gouvernance.
À l’opposé, Richard Avenda, cadre du parti Ensemble pour la République, reconnaît la nécessité d’une révision, mais critique le moment choisi.
« Ce n’est pas normal que Félix Tshisekedi engage ce processus à la fin de son mandat. Cela donne l’impression qu’il privilégie ses intérêts politiques au détriment des priorités de la population », affirme-t-il.
Du côté de la société civile, la coordination provinciale de l’Ituri estime également que le timing n’est pas approprié. Pour Dieudonné Lossa Dhekana, la priorité reste la sécurité dans l’Est du pays.
« La population attend d’abord la paix et la bonne gouvernance. La lutte contre les groupes armés, notamment les ADF et le M23, doit primer sur toute autre initiative », souligne-t-il.
Ces réactions rejoignent celles de nombreux citoyens, dont les avis restent partagés entre soutien et rejet de la révision de la Constitution.
Reagan Lebisabo, correspondant en Ituri















