Le gouvernement de la République démocratique du Congo a décidé de sévir contre les pratiques illégales dans le secteur de l’emploi.
Lors d’une opération de contrôle menée à Kinshasa, 402 agences privées de placement ont été fermées pour non-conformité à la réglementation en vigueur.
Cette décision fait suite aux instructions du président Félix Tshisekedi, formulées lors de la 58ᵉ réunion du Conseil des ministres. Elle a été confirmée dans le compte rendu de la 59ᵉ réunion, signé par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya.
Un secteur largement en infraction
Au total, 635 agences de placement ont été identifiées sur l’ensemble du territoire national. Parmi elles, seules 233 sont jugées conformes, tandis que 402 présentent de graves irrégularités, révélant l’ampleur du désordre dans ce secteur clé du marché de l’emploi.
Les manquements constatés sont multiples : absence d’agrément délivré par le ministère du Travail, non-respect des contrats de travail, défaut de couverture médicale pour les employés, non-application du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), ainsi que le non-paiement des cotisations sociales et de l’impôt sur les revenus.
Un moratoire pour protéger les travailleurs
Face à cette situation préoccupante, le ministre de l’Emploi et du Travail, Ferdinand Massamba, a annoncé l’instauration d’un moratoire de 30 jours. Cette période transitoire permettra notamment le transfert des contrats de travail vers des structures en conformité avec la loi, afin de limiter les conséquences pour les travailleurs concernés.
Passé ce délai, les agences qui persisteront dans l’illégalité seront définitivement fermées.
Vers une réforme du marché du travail
Au-delà de la sanction, cette initiative s’inscrit dans une démarche plus globale de réforme et de structuration du marché de l’emploi en République démocratique du Congo. Les autorités entendent ainsi assainir le secteur, améliorer les conditions de travail et renforcer les mécanismes nationaux de développement des compétences.
Le gouvernement réaffirme, à travers cette action, sa volonté de garantir le respect des droits des travailleurs et de promouvoir un environnement professionnel plus équitable et transparent.
Djodjo Vondi















