La ministre d’État en charge des affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, est attendue, dans les prochains jours, à l’Assemblée nationale pour répondre à une question brûlante : l’existence présumée d’un accord entre la République démocratique du Congo et les États-Unis portant sur le transfert de migrants expulsés du territoire américain vers la RDC.
À l’origine de cette interpellation, le député national Emile Sumaili Miseka, élu de Shabunda dans la province du Sud-Kivu, qui exige des éclaircissements face à une information qui suscite inquiétude et interrogations.
Depuis l’annonce de ce possible mécanisme de transfert, les réactions se multiplient dans l’opinion publique comme au sein de la classe politique. Beaucoup s’interrogent sur la réalité de cet accord, son fondement juridique, ainsi que ses implications concrètes pour le pays.
Certains acteurs dénoncent un projet évoqué sans consultation préalable des institutions concernées, notamment le Parlement. D’autres soulèvent des questions sensibles liées à la souveraineté nationale, aux capacités d’accueil de la RDC et aux conditions dans lesquelles un tel dispositif pourrait être mis en œuvre.
Face à ces préoccupations, les députés attendent du gouvernement des réponses claires : quelle est la nature exacte de ce partenariat ? Quelles responsabilités pour chaque partie ? Quelles garanties pour les migrants concernés et pour la RDC ?
La séance de contrôle parlementaire s’annonce donc décisive. Elle devrait permettre à la cheffe de la diplomatie congolaise de lever les zones d’ombre et de clarifier la position officielle des autorités sur un dossier désormais au cœur du débat public.
Roberto Tshahe Da Cruz















