À Matadi, la voirie urbaine reste fortement dégradée malgré la poursuite de plusieurs projets de réhabilitation. Dans plusieurs quartiers, la population continue de faire face à des routes en mauvais état, aggravées par les pluies.

L’axe reliant le rond-point Mikondo à la place Momo, en passant par les avenues Kinshasa, Mavema et Mission kimbanguiste, dans la commune de Mvuzi, est aujourd’hui difficilement praticable. Déjà dégradée, cette route a vu son état se détériorer davantage ces derniers jours sous l’effet des intempéries.
Au niveau de Mavema, les riverains s’inquiètent de l’avancée de l’érosion vers leurs habitations. Ils dénoncent un abandon des autorités urbaines et pointent l’absence de communication officielle sur l’arrêt des travaux. Selon des sources internes à l’hôtel de ville, ce blocage serait lié à un manque de financement externe, la mairie intervenant avec des moyens limités.
Face à cette situation, la population attend une implication du gouvernement provincial afin d’accélérer la reprise du chantier. L’achèvement des travaux permettrait d’améliorer la circulation, de sécuriser les usagers et de réduire les embouteillages dans la ville.
Parallèlement, certains projets avancent. Les travaux de construction de la route de l’avenue Bungiena, menant vers la nouvelle Assemblée provinciale du Kongo-Central, progressent. Selon une source de l’Office des voiries et drainage (OVD), un mur de soutènement est en cours de réalisation au PK 0+080. Après validation par le Laboratoire national des travaux publics (LNTP), la pose d’une couche de fondation stabilisée au ciment est prévue. Les travaux ont déjà atteint le PK 0+300.
D’autres chantiers évoluent également, notamment la réhabilitation de la route La Tortue à Matadi, qui progresse à un rythme jugé satisfaisant. Ce projet vise à faciliter la circulation et à soutenir les échanges dans cette partie de la ville.
À travers ces différents travaux, le gouvernement provincial affirme sa volonté de moderniser les infrastructures routières. Plusieurs projets de construction et de réhabilitation sont en cours, financés à la fois par la province et le pouvoir central.
Malgré ces avancées, la dégradation persistante de certaines routes continue d’impacter le quotidien des habitants, révélant un contraste entre les chantiers en cours et les besoins encore non couverts.
Devard Mwimbi















