Face aux pertes économiques importantes liées à l’exploitation illégale des minerais, le gouvernement de la République démocratique du Congo durcit sa riposte. Plusieurs mesures ont été annoncées ce jeudi 30 avril 2026 afin de renforcer la lutte contre la fraude minière, un phénomène qui prive le pays de revenus considérables.
Selon le ministre des Mines, Louis Watum, cette fraude entraîne des pertes estimées à plusieurs milliards de dollars et s’accompagne de conséquences graves, notamment des dégradations environnementales et des atteintes au patrimoine, comme la profanation de certains sites.
« La fraude minière fait perdre des milliards de dollars à la République et cause des dégâts incommensurables, tant sur le plan matériel que culturel. On ne peut pas continuer à voir les richesses du pays partir pendant que la population reste dans la misère », a-t-il déclaré.
Parmi les décisions annoncées figure l’engagement immédiat de poursuites judiciaires contre toutes les personnes impliquées, quel que soit leur niveau de responsabilité. Sont notamment visés des agents de l’administration publique, des membres des forces de sécurité ainsi que d’autres intervenants du secteur minier.
Le ministre a également insisté sur la nécessité de renforcer les mécanismes de contrôle et la coordination entre les différents services concernés, afin de mieux encadrer les activités extractives et de limiter l’exploitation illégale.
Cette nouvelle orientation s’inscrit dans une volonté d’améliorer la gouvernance des ressources naturelles, dans un contexte où le secteur minier demeure un pilier central de l’économie nationale.
Malgré ces annonces, la lutte contre la fraude minière reste un défi majeur, en raison notamment de l’étendue du territoire, de la porosité des frontières et de l’existence de réseaux bien structurés.
Joslin Lomba















