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Troisième mandat : Tshisekedi ouvre la porte, la société civile appelle à un débat national

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En affirmant ne pas avoir « sollicité » un troisième mandat tout en se disant prêt à l’accepter « si le peuple le veut », Félix Tshisekedi a ravivé un débat sensible sur l’avenir institutionnel de la République démocratique du Congo. Une sortie qui suscite déjà des réactions contrastées dans la classe politique et au sein de la société civile.

Lors de sa conférence de presse tenue mercredi, le président de la République a laissé ouverte l’hypothèse d’un troisième mandat présidentiel.

« Je n’ai pas sollicité un troisième mandat, mais si le peuple veut un troisième mandat, je l’accepterai », a déclaré le chef de l’État, pourtant engagé dans ce qui est officiellement son deuxième et dernier mandat conformément à la Constitution congolaise.

Une déclaration qui a rapidement alimenté les débats sur une éventuelle révision constitutionnelle et les perspectives politiques à l’horizon 2028.

Réagissant à cette prise de position, Jonas Tshiombela estime que cette sortie présidentielle a le mérite de « poser ouvertement le débat national » sur les réformes institutionnelles.

Selon le coordonnateur de la Nouvelle Société civile congolaise, une discussion sincère et inclusive autour de la Constitution pourrait permettre d’examiner, dans un cadre légal et démocratique, l’opportunité d’une révision partielle ou totale du texte fondamental.

« Si un consensus national venait à se dégager dans le strict respect des mécanismes démocratiques et légaux, cela ouvrirait alors un nouveau cadre juridique et politique où les compteurs pourraient être remis à zéro », affirme-t-il.

Dans cette hypothèse, poursuit-il, « tout citoyen remplissant les conditions légales, y compris Joseph Kabila ou Félix Tshisekedi, pourrait revenir dans la course présidentielle ».

Pour Jonas Tshiombela, les déclarations du président ne devraient pas être perçues comme une menace politique. Il rappelle que, dans une démocratie, Félix Tshisekedi demeure « un citoyen congolais ayant le droit d’exprimer son point de vue sur une question d’intérêt national ».

Le responsable de la NSCC insiste toutefois sur la nécessité de préserver le cadre républicain.

« L’essentiel demeure que le débat se déroule dans le respect de la Constitution, de la paix sociale, du dialogue républicain et de la souveraineté du peuple congolais », conclut-il.

 

Cink Inkonge

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