Le président national du parti Congo Positif, Dieudonné Nkishi, affiche son soutien au dialogue national annoncé par le président Félix Tshisekedi, tout en posant plusieurs conditions. Dans une interview accordée à Média Congo Press (MCP), mardi 21 juillet, il estime que ces assises doivent être convoquées, pilotées et dirigées exclusivement par le Chef de l’État. Il s’oppose également à toute participation des rebelles de l’AFC/M23 et rejette l’idée d’un partage de postes à l’issue du dialogue.
MCP : Le président de la République a annoncé la tenue prochaine d’un dialogue national. Quelle est votre réaction ?
Dieudonné Nkishi : Le Président de la République est dans son rôle. C’est la seule personne à qui le peuple congolais a confié le pouvoir de résoudre les problèmes du pays. Lorsqu’il estime qu’il faut associer d’autres acteurs politiques pour résoudre une crise, c’est son droit et personne ne peut s’y opposer. Nous avons toujours soutenu que, si un dialogue doit avoir lieu, il doit être convoqué, piloté et dirigé par le président Félix Tshisekedi.
Corneille Nangaa peut-il participer à ce dialogue ?
Non. Nangaa ne peut pas participer à ce dialogue parce qu’il a le sang des Congolais entre les mains. Nous refusons toute participation des personnes qui ont pris les armes contre leur propre pays. Si ce dialogue devait conduire à un brassage ou à un mixage avec l’armée rwandaise, ce serait une trahison envers le peuple congolais.
Pensez-vous que ce dialogue permettra de résoudre durablement la crise sécuritaire dans l’Est du pays ?
Nous restons prudents. Les dialogues organisés dans le passé n’ont pas apporté les résultats espérés. Si certains opposants viennent uniquement pour obtenir des postes, le président Tshisekedi leur rappellera que l’objectif de ce dialogue est de trouver des solutions à la crise sécuritaire, et non de partager le pouvoir.
Les acteurs de l’opposition peuvent-ils participer à ce dialogue sans exiger un partage des postes ?
Ce serait une première dans l’histoire de notre pays. Nous serons là pour surveiller les opposants qui viendraient réclamer des postes et nous les dénoncerons auprès de la population. Ce dialogue doit servir l’intérêt supérieur de la nation, pas des ambitions personnelles.
Propos recueillis par Daniel Aloterembi















