La quatrième édition de la Journée nationale du Génocide pour des gains économiques (GENOCOST) a été marquée par de nombreuses activités à travers la République démocratique du Congo. À Kindu, dans le Maniema, et à Tshikapa, au Kasaï, autorités, organisations de jeunesse, société civile et survivants ont renouvelé leur engagement en faveur de la mémoire, de la justice et de la paix.
À Kindu, la Plateforme d’Actions de la Jeunesse Congolaise (CAYP), en collaboration avec le Conseil provincial de la jeunesse (CPJ), a organisé une cérémonie à la place Cadeco. Les intervenants y ont rappelé le lourd bilan des conflits ayant endeuillé la RDC, évoquant plus de 10 millions de morts et au moins 7 millions de déplacés internes.
À cette occasion, le responsable provincial de la CAYP, Me Ramazani Muteba Lawamo, a demandé au gouvernement de faire du 2 août une journée officiellement chômée et payée sur toute l’étendue du territoire national, afin d’honorer la mémoire des victimes. De son côté, le président du CPJ Maniema, Trésor Manga Lupiki, a annoncé le lancement d’une campagne de collecte de signatures pour une pétition réclamant des poursuites judiciaires contre les auteurs et commanditaires des atrocités commises en RDC.
À Tshikapa, dans la province du Kasaï, la commémoration s’est déroulée sous le thème « Se souvenir pour agir en faveur de la paix ». La cérémonie a rassemblé les autorités provinciales, les organisations de jeunesse, la société civile ainsi que des survivants des violences.
Le coordonnateur régional de l’ANVC, Franck Tshilomba, a appelé à faire de la mémoire des victimes un levier de résilience, de réconciliation et d’engagement citoyen. Le président du Conseil provincial de la jeunesse, Marcel Muenyi, a invité les jeunes à devenir des ambassadeurs de la mémoire, de la vérité et de la cohésion sociale. Pour sa part, Papy Mbaya Ilunga a plaidé pour l’adoption d’une loi consacrant officiellement le GENOCOST.
Représentant le gouvernement provincial, le vice-gouverneur et gouverneur intérimaire, Bokele Djoy Ley, a exhorté la population à rejeter les divisions et à promouvoir le dialogue ainsi que l’unité. L’un des moments les plus émouvants de la cérémonie a été le témoignage des survivants des atrocités de Kamuina Nsapu, avant un allumage de bougies au rond-point de la Paix sous le slogan « Plus jamais ça ».
Ces différentes commémorations illustrent la volonté grandissante des communautés locales, en particulier de la jeunesse, de faire du GENOCOST non seulement un devoir de mémoire, mais aussi un plaidoyer en faveur de la justice, de la lutte contre l’impunité et de la consolidation de la paix en République démocratique du Congo.
MCP















