L’interpellation de l’influenceuse Denise Dusauchoy dépasse désormais le seul registre des réseaux sociaux. Dans une déclaration ce mercredi 2 août, le coordonnateur du Rassemblement des Patriotes pour le Changement (RPC), Dr Patrick Luyindula, estime que son arrestation pourrait ouvrir une nouvelle séquence judiciaire et politique, sur fond d’accusations de déstabilisation des institutions congolaises.
Arrêtée le 30 août en Tanzanie puis extradée vers la République démocratique du Congo dans le cadre d’une procédure de coopération judiciaire internationale, l’influenceuse congolaise se retrouve désormais au cœur d’un dossier qui dépasse largement ses prises de parole controversées sur les réseaux sociaux.
Pour le coordonnateur du RPC, Dr Patrick Luyindula, les faits reprochés à Denise Dusauchoy ne sauraient être réduits à de simples « insultes publiques » visant le chef de l’État et sa famille. Il y voit plutôt « le sommet de l’iceberg » d’un dispositif plus vaste.
Selon lui, l’influenceuse serait devenue une « pièce maîtresse » d’un mécanisme qu’il attribue au Rwanda et qui aurait eu pour objectif de « déstabiliser les institutions », de « diviser le peuple » et de « démoraliser » les forces congolaises engagées dans l’Est du pays. Des accusations lourdes, qui devront, le cas échéant, être étayées devant la justice.
Les communications au cœur des interrogations
En outre, Patrick Luyindula appelle à un examen approfondi des communications de l’influenceuse. Le responsable du RPC estime qu’un procès équitable, associé à l’analyse de ses échanges téléphoniques, pourrait permettre d’identifier d’éventuels réseaux ou relais encore actifs à Kinshasa.
Une démarche qui, si elle était engagée par les autorités judiciaires, pourrait élargir considérablement la portée du dossier. Luyindula évoque ainsi la présence présumée de personnes impliquées dans différents cercles politiques et de la société civile, y compris au sein de structures qu’il désigne sous les appellations « C4 » et « C64 ».
À ce stade, ces accusations restent celles du coordonnateur du RPC et ne constituent pas des faits judiciairement établis.
Un dossier à forte charge politique
Confirmée le 1er septembre par le ministère congolais de la Justice, l’arrestation de Denise Dusauchoy intervient dans un contexte particulièrement sensible, marqué par les tensions sécuritaires dans l’Est et par les accusations récurrentes de Kinshasa contre Kigali.
L’enjeu, pour les autorités, sera désormais de transformer cette affaire en procédure judiciaire transparente, capable de déterminer la nature exacte des faits reprochés à l’influenceuse, mais aussi, le cas échéant, l’existence d’éventuelles complicités.
Cink Inkonge















