Le président du Sénat, Jean-Michel Sama Lukonde, a appelé à faire en sorte que la croissance économique de la République démocratique du Congo (RDC) se traduise par des améliorations concrètes dans le quotidien des Congolais. Il s’est exprimé ainsi mardi 15 septembre 2026 au Palais du Peuple, à Kinshasa, à l’ouverture de la session ordinaire de septembre.

« Ces chiffres n’auront de valeur que s’ils se traduisent concrètement dans la vie de nos concitoyens », a déclaré le président du Sénat, insistant sur la nécessité de faire de la croissance un levier d’amélioration des conditions de vie.
Pour Jean-Michel Sama Lukonde, cette croissance doit notamment permettre de créer davantage d’emplois, particulièrement pour les jeunes, d’améliorer le pouvoir d’achat des ménages et de renforcer l’accès aux services essentiels.
Le président de la chambre haute a également placé la bonne gouvernance des ressources publiques au cœur des priorités, dans un contexte marqué par les efforts engagés par le pays pour défendre son intégrité territoriale et faire face aux défis sécuritaires.
« La bonne gouvernance des ressources publiques ne relève pas seulement d’une obligation administrative, elle constitue un devoir patriotique », a-t-il souligné.
L’unité nationale face à la situation sécuritaire
Au cours de son discours, Jean-Michel Sama Lukonde a également insisté sur l’importance de l’unité et de la cohésion nationales face à la persistance de l’insécurité dans l’Est de la RDC.
Il a appelé les Congolais à rester mobilisés face à la guerre dans cette partie du pays et aux violences attribuées notamment à l’AFC-M23 et aux ADF-Nalu.
« La lutte contre la guerre d’agression qui nous est injustement imposée par le Rwanda et ses supplétifs de l’AFC-M23 dans la partie Est du pays, ainsi que les exactions perpétrées par les ADF-Nalu, sont l’affaire de tous les Congolais », a déclaré le président du Sénat.
La loi sur le référendum dans le viseur du Parlement
Jean-Michel Sama Lukonde a, par ailleurs, rappelé au Parlement la nécessité d’intégrer les observations formulées par la Cour constitutionnelle dans le cadre de l’examen de la loi relative au référendum.
Cette question figure parmi les dossiers institutionnels abordés à l’ouverture de la session ordinaire de septembre, alors que le Parlement reprend ses travaux dans un contexte politique marqué par des débats sur l’avenir institutionnel du pays.
La session de septembre devra ainsi combiner les enjeux économiques et sociaux avec les questions de gouvernance, de sécurité et de consolidation du cadre institutionnel.
Djodjo Vondi















