Les familles déplacées de guerre venues du Sud-Kivu et arrivées à Kalemie, chef-lieu de la province du Tanganyika, depuis le 10 décembre 2025, vivent dans des conditions de grande précarité. Ces déplacés ne bénéficient d’aucune assistance humanitaire et ne disposent pas d’une identification officielle.
Plusieurs enfants sont exposés à la malnutrition aiguë, tandis que les conditions de logement demeurent difficiles, tant dans les familles d’accueil que sur des sites improvisés.
Le représentant des déplacés dans la province du Tanganyika, Maître François Igilima, déplore l’absence de réponse des autorités provinciales face à cette situation. Il affirme que les doléances adressées au gouvernement provincial sont restées sans suite et appelle à une intervention urgente afin de sauver des vies.
Selon lui, ces déplacés ont fui les territoires d’Uvira et de Fizi sous la contrainte des armes. Au cours de leur déplacement, certaines personnes ont perdu la vie, sans possibilité d’inhumation, chacun cherchant avant tout à sauver sa propre vie.
Arrivées dans la province du Tanganyika, ces familles se sont dispersées de Kalemie jusqu’aux territoires de Wimbi et Moba. Toutefois, elles n’ont toujours pas été identifiées par les autorités, malgré leur hébergement au sein de familles d’accueil, où certaines subiraient des traitements de négligence et des brimades.
Maître François Igilima indique qu’une lettre d’alerte a été adressée au gouverneur provincial le 23 décembre 2025, sollicitant une assistance humanitaire d’urgence et globale en faveur des déplacés internes. À ce jour, aucune suite n’y aurait été donnée.
Il souligne également la dégradation de la situation humanitaire sur certains sites, notamment au camp Marin, où des femmes, y compris des épouses de militaires, vivent avec des enfants souffrant de malnutrition aiguë. D’autres femmes seraient contraintes de se livrer à la prostitution pour subvenir aux besoins de leurs enfants. Des cas de maladies commencent également à être signalés parmi ces populations déplacées.
Face à cette situation, le représentant des déplacés réitère son appel à une intervention urgente des autorités et des partenaires humanitaires pour venir en aide aux familles vulnérables.
JM Mpandanjila















