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vendredi, janvier 23, 2026
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Emery Okundji plaide pour un dialogue inclusif entre Congolais

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Dans un contexte politique marqué par des tensions persistantes, des défis sécuritaires majeurs et un débat récurrent sur la cohésion nationale, certaines voix politiques en République démocratique du Congo se distinguent par leur appel à l’apaisement et au dialogue. C’est le cas d’Emery Okundji Ndjovu, homme politique et ancien député national, qui met en avant la nécessité d’un dialogue inclusif entre Congolais comme condition d’une paix durable.

Un appui assumé à l’initiative de dialogue

Dans une interview accordée à MédiaCongo.net le 19 novembre 2025, Emery Okundji a exprimé son soutien à l’initiative de dialogue inclusif proposée par Martin Fayulu, président du parti ECIDé. Selon lui, cette démarche va bien au-delà d’un simple exercice politique : elle constitue un levier essentiel pour favoriser la paix, renforcer l’unité nationale et restaurer la cohésion sociale.

« Sans cohésion entre Congolais, aucun accord, même signé à l’étranger, ne peut garantir la paix », affirme-t-il, insistant sur la nécessité d’un cadre de concertation rassemblant toutes les composantes de la société, sans exclusion.

La paix au-delà des accords diplomatiques

Pour Emery Okundji, les accords internationaux conclus ces dernières années, notamment à Doha ou à Washington, ne sauraient suffire à pacifier durablement le pays. S’ils peuvent contribuer à une désescalade, ils demeurent fragiles tant qu’ils ne reposent pas sur une appropriation nationale.

Il estime que la paix véritable doit s’enraciner dans la capacité des Congolais à dialoguer entre eux, à dépasser les clivages politiques et communautaires, et à définir ensemble une vision commune de l’avenir du pays.

Une constance dans la défense du pluralisme

L’appel au dialogue inclusif s’inscrit dans une ligne politique cohérente. Emery Okundji s’est, à plusieurs reprises, opposé aux approches qu’il juge exclusives ou unilatérales. Il a notamment dénoncé la criminalisation de l’opposition, rappelant que le pluralisme politique est un principe constitutionnel et que nul acteur ne devrait être marginalisé ou assimilé à une rébellion pour justifier son exclusion du débat national.

Sur le plan électoral, il a également plaidé pour une approche consensuelle, estimant que l’absence de concertation nourrit la méfiance et transforme les élections en facteurs de division plutôt qu’en mécanismes de consolidation démocratique.

Une évolution assumée du discours

Si Emery Okundji s’était montré par le passé critique à l’égard de certaines médiations externes, notamment celles impliquant des groupes armés sous l’égide d’organisations régionales, son discours actuel privilégie clairement les échanges internes, directs et inclusifs. Cette évolution traduit une adaptation de sa réflexion aux réalités congolaises et une volonté de proposer une alternative crédible aux impasses politiques récurrentes.

Dialoguer pour reconstruire

Pour Emery Okundji, le dialogue inclusif n’est ni un slogan ni une manœuvre politique. Il doit devenir un instrument de résolution des conflits, de consolidation démocratique et de prévention des crises. La paix, selon lui, ne peut être importée ni imposée : elle doit être construite par les Congolais eux-mêmes, dans un esprit de responsabilité collective.

Une voix singulière dans le débat national

Dans un paysage politique souvent polarisé entre confrontation et calculs stratégiques, la position d’Emery Okundji se distingue par sa constance et sa profondeur. Son plaidoyer pour un dialogue inclusif apparaît moins comme une posture circonstancielle que comme une vision politique, fondée sur la conviction que l’unité nationale est la condition première de toute renaissance démocratique et sociale en RDC.

 

Roberto Tshahe Da Cruz

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