Depuis le 28 janvier 2026, les agents de la Société congolaise des postes et télécommunications (SCPT) ont cessé le travail. Ils réclament le paiement de 36 mois d’arriérés de salaire, soit trois ans d’impayés.
Les grévistes dénoncent des conditions de travail difficiles et une absence de rémunération malgré leur engagement. Ils accusent également le directeur provincial de mauvaise gestion des recettes locales et du patrimoine de l’entreprise publique.
« Nous sommes ici depuis le 26 juin 2022 et jusqu’à aujourd’hui, nous n’avons rien reçu. Les recettes locales ne servent qu’au profit du directeur », a déclaré Jérôme Buka, président de la délégation syndicale.
De son côté, Pitshou Bapeke Bobango, directeur provincial de la SCPT/Équateur, rejette ces accusations. Il estime que le paiement des salaires relève de la direction générale à Kinshasa, et non de son administration provinciale.
« Si je faisais des erreurs, des inspecteurs ou auditeurs interviendraient. Mais les revendications salariales ne sont pas de mon ressort. La grève aurait dû être précédée d’une démarche écrite officielle, car je ne suis pas responsable de ces paiements », a-t-il expliqué.
Le directeur provincial ajoute que certains grévistes sont irréguliers au travail et que d’autres auraient trouvé un emploi dans d’autres entreprises.















