La République démocratique du Congo figure parmi les rares pays africains conviés au sommet international sur les minerais critiques organisé aux États-Unis. Cette rencontre de haut niveau a réuni plus de cinquante pays autour des enjeux liés à la sécurisation des ressources essentielles à la transition énergétique et aux technologies de pointe.
Cette invitation place la RDC au cœur d’un cercle restreint de nations considérées comme stratégiques pour l’approvisionnement mondial en minerais clés tels que le cobalt, le cuivre, le lithium et le coltan, indispensables à la fabrication des batteries, des véhicules électriques et des technologies dites propres.
Aux côtés de l’Angola, du Kenya, de la Guinée, du Maroc et de la Zambie, la RDC a pris part à la signature de partenariats stratégiques avec Washington, dans un contexte marqué par l’annonce de plusieurs milliards de dollars d’investissements américains dans les secteurs miniers de pays riches en ressources naturelles.
Cette dynamique s’inscrit dans le prolongement du partenariat stratégique bilatéral conclu le 4 décembre dernier entre Kinshasa et Washington, visant à renforcer la coopération dans les chaînes d’approvisionnement responsables et durables. Dans ce cadre, le département d’État américain a notamment salué la signature d’un protocole d’accord entre Glencore et le consortium Orion Critical Minerals, soutenu par les États-Unis, en vue d’une éventuelle acquisition d’actifs miniers en République démocratique du Congo.
Pour les autorités congolaises, cette participation à un sommet réservé à un nombre limité de pays africains constitue à la fois une reconnaissance du rôle central de la RDC dans l’économie mondiale des minerais critiques et une opportunité stratégique de consolider son positionnement dans les chaînes d’approvisionnement globales, à l’heure où la concurrence internationale pour l’accès aux ressources s’intensifie.
Djodjo Vondi















