En pénétrant dans l’enclos de Pakadjuma, dans la ville de Kinshasa, une odeur nauséabonde se fait immédiatement sentir. L’environnement y est fortement pollué, rendant le site quasiment invivable. Pourtant, pendant plusieurs années, de nombreuses familles y ont vécu sans toilettes ni installations de base permettant de vivre dans des conditions dignes. C’est le constat fait ce mercredi 18 février par la rédaction de MediaCongo Press.

Depuis quelques jours, le gouvernement provincial de Kinshasa procède à l’évacuation des anciens occupants de Pakadjuma vers le site aménagé à l’Hôpital général de Kinkole (ex-Cnpp), a indiqué un officier supervisant l’opération.
« Nous avons déjà transféré à Kinkole quelques personnes qui se sont manifestées. Le gouvernement provincial a mis à disposition des camions pour transporter les anciens occupants de Pakadjuma ainsi que leurs biens. Malheureusement, certains refusent de quitter le site. Toutefois, personne ne restera dans ce milieu, qui se trouve sur l’emprise ferroviaire de la Société congolaise des transports et ports », a déclaré le major chargé des droits humains.
Par ailleurs, cet officier de police a indiqué au micro de MCP que les autorités urbaines devraient procéder à la désinfection du site, en raison de son niveau élevé d’insalubrité. Plus préoccupant encore, plusieurs tombeaux y ont été découverts après l’opération de démolition.
À l’intérieur du site, le reporter de MCP a également rencontré une femme qui se préparait à quitter la capitale pour regagner Mbandaka.
« Je suis en train de rassembler mes biens. J’ai appris que le bateau à destination de Mbandaka se trouve au port, à quelques mètres d’ici. J’ai décidé de rentrer dans ma ville plutôt que de rester à Kinshasa sans aucune activité », a-t-elle confié.
Pour rappel, Pakadjuma est un bidonville situé dans la commune de la Gombe, où plusieurs familles vivaient dans des habitations de fortune, souvent sans accès aux services de base. La précarité y était extrême et les sources de revenus demeuraient limitées et informelles.
Daniel Aloterembi















