Weekly Gadgets

Find Us on Socials

mardi, février 24, 2026
contact@congo-press.com
A la uneprioriteProvincesSociété

Kinshasa : l’avenue Shaba impraticable, travaux de l’avenue Gambela à l’arrêt et flambée des tarifs de transport

35Views

À Kinshasa, l’état de délabrement très avancé de l’avenue Shaba, dans son tronçon compris entre l’avenue Ngiri-Ngiri et la maison communale de Bumbu, complique sérieusement la circulation et pèse lourdement sur le quotidien des habitants.

Depuis plusieurs mois, cette voie stratégique est devenue presque impraticable. Chaque jour, véhicules, taxis et taxis-bus s’embourbent, provoquant d’importants embouteillages qui paralysent le trafic du matin au soir. Les conséquences économiques sont considérables, tant pour les usagers que pour les transporteurs.

L’avenue Gambela, alternative compromise

Face à cette situation, les chauffeurs sont censés emprunter l’avenue Gambela comme itinéraire de délestage. Cependant, les travaux de construction sur cette artère, dans son tronçon allant de l’avenue Ngiri-Ngiri jusqu’à la commune de Bumbu, sont à l’arrêt depuis octobre 2025, faute de financement.

Au lancement du chantier, des centaines de familles s’étaient retrouvées sans abri après la démolition de maisons construites anarchiquement le long de l’emprise routière.

Aujourd’hui, l’interruption des travaux laisse place à un décor d’abandon : engins immobilisés, chaussée inachevée et accès difficile.

Certains usagers dénoncent par ailleurs des pratiques abusives sur ce tronçon en chantier.

« Lorsque nous empruntons l’avenue Gambela où les travaux sont à l’arrêt, les ouvriers laissés pour surveiller les engins nous demandent parfois de l’argent pour passer. Si vous ne donnez pas, ils barricadent la route pour empêcher les taxis, taxis-bus et motos de circuler. S’ils veulent fermer l’avenue Shaba, qu’ils terminent d’abord les travaux entamés sur l’avenue Gambela afin de permettre à la population de vaquer librement à ses occupations », déplore Nzuzi Didier.

Flambée des tarifs de transport

La dégradation de la voirie a entraîné une hausse significative des tarifs du transport en commun.

De Bumbu à Victoire, le prix du trajet en taxi-bus est passé de 1 000 FC à 1 500 FC. De Bumbu au Marché central (Zando), il est passé de 1 500 FC à 2 500 FC. Pour les motos, la course Bumbu–Victoire est désormais facturée 2 500 FC contre 1 500 FC auparavant.

Une situation qui affecte directement le pouvoir d’achat des ménages.

« Nous demandons aux autorités de réhabiliter cette avenue afin de permettre à la population de circuler librement. L’état de délabrement est à la base de la hausse des tarifs du transport en commun. Là où la population pouvait payer 500 FC, nous sommes parfois contraints de multiplier ce montant par trois. Même nous, en tant que chauffeurs, nous ne sommes pas satisfaits de cette augmentation. La population souffre énormément », a déclaré Didier Nzuzi, chauffeur.

Un problème plus large à Kinshasa

Le cas de l’avenue Shaba n’est pas isolé. À Kinshasa, plusieurs autres artères se trouvent également dans un état de dégradation avancée, tandis que certains chantiers restent à l’arrêt, notamment sur l’avenue Birmanie, une partie de l’avenue Assossa vers le marché Bayaka, l’avenue Saïo ainsi que sur l’avenue de la Libération (ex-24 Novembre).

Entre routes impraticables, travaux inachevés et flambée des tarifs de transport, la mobilité urbaine devient un défi majeur dans la capitale congolaise, avec des répercussions sociales et économiques qui s’aggravent de jour en jour.

Joslin Lomba

Laisser un commentaire