L’écrivain Mike Kasongo a officiellement présenté son ouvrage intitulé « Le changement, c’est d’abord moi » à Mbuji-Mayi, dans la province du Kasaï-Oriental.
La cérémonie s’est tenue dans l’amphithéâtre Monseigneur Tharcisse Tshibangu Tshishiku de l’Université Officielle de Mbuji-Mayi, en présence de jeunes leaders, d’étudiants, d’élèves ainsi que d’autorités académiques, politiques et religieuses.
À travers cet ouvrage, l’auteur propose une réflexion centrée sur la responsabilité individuelle comme levier essentiel du changement social.
Une réflexion née d’un engagement de terrain
Dans son intervention, Mike Kasongo est revenu sur la genèse de son œuvre, qu’il inscrit dans un long processus d’échanges avec la jeunesse locale et nationale.
« Le changement, c’est d’abord moi n’est pas une idée tombée de nulle part en 2025 ou en 2026. C’est une page d’un parcours que nous avons entrepris avec la jeunesse de Mbuji-Mayi, de la RDC et d’ailleurs. Nous en parlions déjà avec d’autres leaders dans le cadre d’un programme lancé pour responsabiliser chaque jeune face au changement et à la transformation sociale dans notre communauté », a-t-il expliqué.
Selon lui, cette réflexion est née du constat d’une tendance persistante à attribuer systématiquement la responsabilité des problèmes aux autres.
« Cette maladie de croire que le problème, c’est toujours l’autre… En analysant cette situation, nous nous sommes dit qu’il était important de travailler ensemble pour que, face à tout problème, chacun se pose la question : quelle est ma responsabilité ? Car nous avons tous une part de responsabilité dans ce qui se passe autour de nous », a-t-il ajouté.
Une campagne devenue livre
L’auteur souligne que cette dynamique a débuté en 2019 avec la campagne Le changement, c’est d’abord moi.
« Il était important de travailler la pensée, de transformer la mentalité pour qu’en présence d’un problème, l’on se demande d’abord : quelle est ma responsabilité ? Nous avons commencé par des conférences, mais il était tout aussi essentiel de consigner cette réflexion par écrit », a-t-il précisé.
Poursuivant sa réflexion, Mike Kasongo insiste sur la dimension collective du changement :
« C’est quand je suis changé, quand tu es changé, quand l’autre est changé, que nous pouvons collectivement instaurer un véritable changement. Les infrastructures et les projets ne suffisent pas ; ce sont les hommes qui leur donnent vie. Voilà pourquoi nous avons intitulé le livre Le changement, c’est d’abord moi », a-t-il martelé.
Publié aux éditions Éditions Sharath à Kinshasa, l’ouvrage est structuré en huit chapitres. Il a été porté sur les fonts baptismaux par la professeure Justine Mbelu, directrice générale de l’Institut Supérieur des Techniques Médicales de Mbuji-Mayi.
Daniel Aloterembi















