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lundi, mars 9, 2026
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Kinshasa : les travaux interminables de l’avenue de la Libération exaspèrent les habitants

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L’Avenue de la Libération, l’une des artères importantes de la capitale congolaise, est aujourd’hui presque impraticable après plus d’un an et demi de travaux toujours inachevés. Sur le terrain, le chantier avance à pas de tortue entre Petit Pont et la Prison centrale de Makala, ainsi qu’à la sortie de l’Avenue Ngiri-Ngiri, alors que la durée initiale des travaux était fixée à 12 mois.

Cette avenue, qui mène vers la prison centrale de Makala et qui est censée être modernisée, se trouve aujourd’hui dans un état de dégradation avancée.

Les véhicules, taxis et taxis-bus n’y circulent presque plus. Seules les motos parviennent encore à emprunter cette voie devenue difficile d’accès. Faute de transport, plusieurs habitants sont contraints de parcourir de longues distances à pied.

Certains chauffeurs limitent désormais leurs trajets entre le Marché de Selembao et les abords de la prison de Makala, tandis que d’autres préfèrent contourner la zone en passant par l’Avenue Landu pour rejoindre l’Avenue Birmanie avant de déboucher sur l’Avenue Kasa-Vubu.

Une route envahie par les déchets et les herbes

Sur plusieurs tronçons de l’avenue de la Libération, des tas de déchets sont visibles et des herbes commencent à pousser au milieu des travaux inachevés. Le bétonnage de la chaussée se poursuit toujours entre l’arrêt Petit Pont et la prison centrale.

Les usagers dénoncent une situation qui renchérit également le coût du transport.

« Il n’y a même plus moyen de prendre un véhicule sur cette avenue. Les motards nous font payer plus cher. De Landu jusqu’à Moulard, on paie aujourd’hui 2 000 francs congolais, alors qu’avant la dégradation de la route, on payait 1 000 francs par moto et 500 francs en véhicule », témoigne un passager rencontré au croisement des avenues Avenue Landu et de la Libération (ex-24 Novembre).

Des habitants en colère

Les riverains estiment que la multiplication des chantiers routiers dans la capitale ne s’accompagne pas d’un suivi suffisant pour achever les travaux déjà lancés.

« Partout à Kinshasa, il y a des chantiers et on ne sait jamais lesquels seront terminés. Ce sont les populations qui en souffrent. Nous demandons aux autorités de débloquer les moyens nécessaires pour finaliser ces travaux », déplore un autre usager.

Pour plusieurs habitants, l’état de cette route qui mène à la principale prison du pays est difficile à comprendre.

« Comment une route qui mène vers la prison centrale du pays peut-elle rester dans cet état ? C’est une honte nationale », ajoute-t-il.

Interrogé sur le non-respect du délai d’exécution des travaux, un ingénieur rencontré sur le site a indiqué que ce retard est dû notamment à des problèmes de financement et aux intempéries.

La dégradation des routes demeure l’une des principales préoccupations des habitants de Kinshasa. Malgré les nombreux chantiers lancés à travers la ville, plusieurs anciennes routes continuent de se détériorer faute d’entretien et de suivi.

Pour de nombreux observateurs, cette situation alimente le sentiment d’un gaspillage des ressources publiques et accentue les difficultés de mobilité dans la capitale congolaise.

 

Joslin Lomba

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