L’Union européenne a vivement réagi après une frappe de drone qui a touché un immeuble résidentiel à Goma, dans l’Est de la République démocratique du Congo.
Le bâtiment abrite des travailleurs humanitaires ainsi que du personnel de la Direction générale de la protection civile et des opérations d’aide humanitaire européennes (ECHO).
Dans une déclaration publiée mercredi 11 mars 2026, Bruxelles a rappelé que les acteurs humanitaires ne doivent en aucun cas être pris pour cibles et a appelé toutes les parties au conflit à respecter strictement leurs obligations au regard du droit international humanitaire.
« Les humanitaires ne doivent jamais être pris pour cibles. Le droit international humanitaire doit être respecté en toutes circonstances », a souligné l’Union européenne.
Cette réaction traduit l’inquiétude croissante des institutions européennes face à l’escalade des violences dans l’Est de la RDC. Dans cette région en proie aux combats, les organisations humanitaires interviennent dans des conditions de plus en plus périlleuses pour venir en aide aux populations civiles affectées par le conflit.
La frappe ayant visé un immeuble hébergeant des travailleurs humanitaires constitue une atteinte grave aux principes fondamentaux du droit international humanitaire, qui protège les civils ainsi que les personnels humanitaires en période de conflit armé.
Cette attaque intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans la province du Nord-Kivu, où les affrontements opposent les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) aux rebelles du M23.
Selon plusieurs rapports internationaux, ce mouvement armé est accusé par les Nations Unies et plusieurs partenaires internationaux de bénéficier d’un soutien du Rwanda, une accusation que Kigali rejette régulièrement.
Capitale provinciale du Nord-Kivu et ville stratégique de l’Est du pays, Goma constitue également un important centre humanitaire. De nombreuses agences internationales et organisations non gouvernementales y sont basées pour porter assistance à des centaines de milliers de déplacés ayant fui les violences.
Dans ce contexte, l’Union européenne appelle l’ensemble des parties impliquées dans le conflit à garantir la sécurité des civils et des travailleurs humanitaires, tout en respectant strictement les règles du droit international humanitaire.
Roberto Tshahe Da Cruz















