Répondant aux questions d’actualité ce mercredi 11 mars 2026, l’opposante congolaise Bernadette Tokwaulu a exprimé sa position sur la question sensible d’une éventuelle révision ou modification de la Constitution en République démocratique du Congo.
Selon elle, toute initiative visant à permettre un troisième mandat présidentiel serait inacceptable.
« Nous n’accepterons pas la modification de la Constitution pour un troisième mandat illégal de Félix Tshisekedi », peut-on lire sur son compte X
L’opposante estime que le chef de l’État devra quitter ses fonctions à l’issue de ses deux mandats constitutionnels.
Message adressé à Donald Trump
S’adressant également au président américain Donald Trump, Bernadette Tokwaulu a insisté sur la souveraineté du peuple congolais sur les ressources naturelles du pays.
« Les minerais de la République démocratique du Congo n’appartiennent pas à Félix Tshisekedi. Ils appartiennent au peuple congolais », a-t-elle affirmé.
Elle considère par ailleurs que les accords conclus entre la RDC et les États-Unis autour des minerais stratégiques ne constituent pas, selon elle, une solution durable au retour de la paix dans le pays.
Plaidoyer pour un dialogue inclusif ECC-CENCO
L’opposante s’est également prononcée en faveur d’un dialogue politique inclusif piloté par les Églises catholique et protestante, notamment par la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) et l’Église du Christ au Congo (ECC).
D’après elle, ce dialogue devrait conduire à la mise en place d’institutions de transition consensuelles. Elle affirme qu’un tel processus devrait réunir plusieurs acteurs politiques et sociaux, notamment l’Union sacrée de la nation (USN), le Front commun pour le Congo (FCC), l’Alliance Fleuve Congo (AFC), l’opposition dite pacifique, les mouvements citoyens, la société civile ainsi que les confessions religieuses.
« Une opposition sans moyens d’expression »
Enfin, Bernadette Tokwaulu a dénoncé ce qu’elle qualifie de dérives dans la gouvernance actuelle du pays.
Selon elle, le régime en place serait marqué par le népotisme et le tribalisme. Elle affirme également que l’opposition ferait face à de fortes restrictions.
« L’opposition pacifique n’a plus aucun moyen d’expression. Elle est soumise à la terreur et à l’instrumentalisation de la justice. Nous n’avons plus de recours », a-t-elle conclu.
Candidate malheureuse à l’élection présidentielle de 2018, Bernadette Tokwaulu continue de se positionner comme l’une des voix critiques du pouvoir en place.
#RDC To @Potus
DRC Minerals doesn’t belong to Mr Tshisekedi. It belongs to PEOPLE
They’ll be NO PEACE without #CencoEcc #InclusiveDialogue for TransitionalInstitutions without Mr Tshisekedi responsible of chaos for TRIBALISM NEPOTIC Governance@StateDept @SecRubio @US_SrAdvisorAF pic.twitter.com/czsbgzuRxc— Bernadette Tokwaulu (@tokwauluaena2) March 11, 2026
LM















