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Crise au Soudan : l’A3 appelle à une solution respectant la souveraineté, la justice et la réconciliation nationale

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Lors de la 10092ᵉ séance du Conseil de sécurité des Nations unies, tenue le lundi 19 janvier et consacrée à la situation sécuritaire et humanitaire au Soudan et au Soudan du Sud, les membres du Conseil ont suivi une déclaration du groupe A3 (Libéria, Somalie et République démocratique du Congo), réaffirmant la position africaine sur la gestion de cette crise majeure.

Cette déclaration a été prononcée par Zénon Mukongo Ngay, ambassadeur de la République démocratique du Congo auprès des Nations unies, qui s’exprimait au nom de ce groupe africain au sein du Conseil de sécurité.

Dans son intervention, l’A3 a réaffirmé avec force son attachement à l’unité, à la souveraineté et à l’intégrité territoriale du Soudan, soulignant que toute solution durable à la crise actuelle doit impérativement respecter l’indépendance politique du pays et exclure toute ingérence susceptible de compromettre la stabilité régionale.

Le groupe africain a également mis l’accent sur la nécessité de répondre aux revendications légitimes des victimes, notamment en matière de justice, de responsabilité et de lutte contre l’impunité, en particulier dans la région du Darfour, durement éprouvée par des violences massives contre les populations civiles.

« Il ne peut y avoir de paix durable sans justice », a martelé l’A3, rappelant que la reconnaissance des souffrances des victimes et la poursuite des auteurs de crimes constituent des conditions indispensables à toute stabilisation réelle du pays.

La justice transitionnelle comme pilier de la paix

Soulignant l’importance du processus de réconciliation nationale, le groupe A3 a affirmé que la justice transitionnelle représente un pilier central de la sortie de crise et doit être intégrée dans toute stratégie globale de stabilisation et de reconstruction du Soudan.

Selon l’A3, cette approche doit permettre :

– la réparation des préjudices subis par les victimes,
– la restauration de la confiance entre les communautés,
– et la reconstruction du tissu social profondément fragilisé par les conflits.

Coopération avec l’Union africaine

Dans cette perspective, le groupe A3 a encouragé le Bureau du Procureur à poursuivre ses échanges avec la Mission d’établissement des faits de l’Union africaine sur le Soudan. Il a également pris acte des activités menées dans le cadre de cette mission conjointe, conduite par l’Union africaine, en collaboration avec la Commission africaine des droits de l’homme et des peuples (Cadhp), conformément au mandat confié par le Conseil de paix et de sécurité de l’Union africaine.

Cette coopération vise à renforcer la documentation des violations des droits humains, à établir les responsabilités et à préparer les bases de poursuites judiciaires crédibles.

Une solution africaine à une crise africaine

À travers cette déclaration, le groupe A3 a réaffirmé son engagement en faveur d’une solution africaine, juste et durable à la crise soudanaise, fondée sur :

– le respect de la souveraineté des États,
– la lutte contre l’impunité,
– la justice transitionnelle,
– et la réconciliation nationale comme socle de la paix.

Une position qui s’inscrit dans la vision de l’Union africaine prônant des réponses endogènes aux conflits du continent, afin de garantir des solutions durables, adaptées aux réalités locales et légitimes aux yeux des populations concernées.

 

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