La société civile du territoire de Watsa, dans la province du Haut-Uele, tire la sonnette d’alarme face à la recrudescence des cas de justice populaire enregistrés ces derniers jours. Elle attribue cette situation notamment au manque d’effectifs policiers pour assurer la sécurité de la population.
Selon la coordination territoriale de la Société civile du Congo, au moins trois cas de justice populaire ont été signalés en l’espace d’une semaine, soit entre le 26 février et le 4 mars 2026.
Le dernier incident remonte à la nuit de mardi à mercredi au marché de Watsa, où un policier a été lynché par des habitants en colère alors qu’il tentait d’intervenir lors d’un cambriolage.
Pour Joseph Kelema, coordonnateur de la Société civile du Congo dans le territoire de Watsa, l’insuffisance des forces de l’ordre dans cette entité à forte croissance démographique contribue à la multiplication de ces actes.
« La coordination territoriale de la société civile du Congo condamne avec fermeté les cas de justice populaire dans le territoire de Watsa. Cette situation porte atteinte au droit à la vie garanti par notre Constitution. Nous demandons aux autorités provinciales et locales de renforcer la sécurité dans ce territoire cosmopolite où la population ne cesse d’augmenter. Il est nécessaire d’accroître l’effectif des policiers afin de faire face à cette croissance démographique », a-t-il déclaré.
De son côté, l’administrateur adjoint du territoire de Watsa chargé des questions politiques et administratives, Célestin Patro Atanvo, condamne également ces pratiques. Il rassure que le comité local de sécurité a déjà pris certaines dispositions pour décourager la justice populaire, devenue de plus en plus fréquente dans cette partie de la province du Haut-Uele.
Josué Nsalanga















