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Pont route-rail Kinshasa–Brazzaville : la RDC et le Congo s’apprêtent à signer un accord historique le 12 février

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La République démocratique du Congo et la République du Congo procéderont, le 12 février 2026, à la signature d’un accord majeur marquant une avancée décisive dans la concrétisation du projet de pont route-rail sur le fleuve Congo, destiné à relier Kinshasa et Brazzaville, les deux capitales les plus rapprochées au monde.

L’annonce a été faite à l’issue d’une séance de travail tenue ce mercredi 4 février 2026, sous la présidence du ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, avec une délégation de la Banque africaine de développement (BAD).

Ce projet structurant vise à renforcer la connectivité régionale, à dynamiser les échanges économiques et à améliorer la mobilité des personnes et des biens entre les deux pays. Présenté comme un projet emblématique de la coopération bilatérale, le pont route-rail s’inscrit dans la volonté politique clairement affichée des chefs d’État Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo et Denis Sassou Nguesso, qui en ont fait un symbole fort de l’intégration régionale en Afrique centrale.

La rencontre a permis d’évaluer l’état d’avancement des aspects techniques, institutionnels et financiers du projet, ainsi que le rôle central de la BAD dans son accompagnement, notamment en matière de financement, d’expertise technique et de coordination entre les différentes parties prenantes.

À terme, la réalisation du pont route-rail Kinshasa–Brazzaville devrait stimuler le commerce transfrontalier, réduire les coûts de transport et renforcer l’intégration économique sous-régionale.

Toutefois, le projet suscite également des réserves dans certains milieux économiques. Des voix s’élèvent pour alerter sur un possible impact négatif sur le développement du port en eau profonde de Banana, actuellement en construction dans la province du Kongo Central. Ces inquiétudes portent principalement sur la mobilisation des recettes douanières, certains opérateurs économiques pouvant être tentés de dédouaner leurs marchandises au port de Brazzaville plutôt qu’à Matadi.

Une telle dynamique pourrait fragiliser la ligne ferroviaire Kinshasa–Matadi, avec le risque d’une baisse significative de son exploitation, et entraîner des conséquences sociales notables, notamment la perte d’emplois pour plusieurs travailleurs congolais.

Dans ce contexte, la réussite de ce projet historique dépendra également de la capacité des autorités à mettre en place des mécanismes d’accompagnement visant à protéger les infrastructures stratégiques nationales et à garantir un développement équilibré au bénéfice des deux pays.

Joslin Lomba

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