La production annuelle de cuivre en République démocratique du Congo dépasse désormais les 3 millions de tonnes, confirmant la place du pays parmi les tout premiers producteurs mondiaux. Cette performance est enregistrée malgré les défis sécuritaires persistants dans l’Est du territoire, illustrant la résilience et la solidité du secteur minier national.
C’est ce qu’a indiqué le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, le mardi 3 mars, lors de la présentation des dynamiques actuelles et des perspectives du secteur aux investisseurs et partenaires internationaux, à l’occasion du forum « Spotlight on DRC » organisé par la Prospectors & Developers Association of Canada (PDAC) à Toronto.
Hausse significative du cobalt
En parallèle, le marché du cobalt a connu une évolution notable. Le prix de la tonne est passé d’environ 20 000 à près de 55 000 dollars, à la suite de mesures stratégiques mises en œuvre pour soutenir et structurer la filière.
Des projets structurants en cours
Plusieurs projets d’envergure traduisent cette dynamique de croissance :
- Le démarrage, prévu au deuxième trimestre, de la première production de lithium dans la province du Tanganyika, marquant l’entrée officielle de ce minerai stratégique dans la chaîne de valeur nationale ;
- L’expansion des activités de groupes internationaux tels que Glencore, CMOC Group et Ivanhoe Mines, confirmant l’attractivité croissante du secteur minier congolais ;
- Le lancement de la première raffinerie d’or dans le Tanganyika ;
- Le développement du projet des Mines de Fer de la Grande Orientale (MIFOR), corridor stratégique reliant le nord-est au sud-ouest du pays, dont la première phase est estimée à près de 29 milliards de dollars.
Réformes et amélioration du climat des affaires
Le gouvernement met également en avant plusieurs réformes destinées à renforcer l’environnement des affaires, notamment :
– L’amélioration de la gouvernance ;
– Une transparence accrue ;
– La sécurisation des investissements ;
– La stabilisation du régime fiscal ;
– La digitalisation de l’administration minière ;
– La création de zones économiques spéciales offrant des facilités fiscales et administratives.
Avec ces avancées, la RDC consolide progressivement son positionnement stratégique sur le marché mondial des minerais critiques, dans un contexte de transition énergétique et de demande croissante en matières premières.
Joslin Lomba















