La décision du gouvernement congolais d’envisager l’accueil de migrants expulsés des États-Unis continue de susciter de vives réactions au sein de l’opinion publique.
Cette initiative, jugée sensible tant sur les plans sécuritaire que politique, alimente interrogations et prises de position au sein de la classe politique.
Contacté ce jeudi 9 avril 2026 par la rédaction de Mediacongo Press, l’opposant Ados Ndombasi s’est montré particulièrement critique à l’égard de cette orientation gouvernementale, qu’il estime « lourde de conséquences » pour la République démocratique du Congo.
Des inquiétudes sécuritaires mises en avant
S’appuyant sur des précédents historiques, notamment l’afflux de réfugiés dans l’Est du pays au milieu des années 1990, l’ancien député national met en garde contre les risques potentiels à long terme. Selon lui, certaines dynamiques issues de cette période continuent d’avoir des répercussions sur la stabilité sécuritaire dans la région.
« Cet accueil des étrangers en provenance des États-Unis est une décision lourde de conséquences pour la RDC », a-t-il déclaré, estimant que le pays ne devrait pas être perçu comme une destination de relocalisation pour des migrants expulsés.
L’opposant insiste sur la nécessité d’une évaluation rigoureuse des profils des personnes concernées, évoquant des craintes liées à d’éventuels risques sécuritaires.
Une décision jugée non concertée
Ados Ndombasi critique également ce qu’il considère comme une démarche unilatérale des autorités, prise sans consultation préalable des institutions nationales compétentes. Il estime que la transparence devrait être au cœur d’une telle décision, compte tenu de ses implications.
Au-delà des aspects sécuritaires, il évoque la possibilité d’enjeux politiques et stratégiques non explicités, appelant à davantage de clarté de la part du gouvernement.
Un appel à un débat national
Face à ces préoccupations, l’opposant plaide pour l’ouverture d’un débat national inclusif impliquant les deux chambres du Parlement. Selon lui, une telle question mérite un examen approfondi afin d’en cerner tous les contours.
« Il faut un débat de fond au niveau du Parlement congolais. Le Sénat comme l’Assemblée nationale doivent se prononcer. Nous devons savoir qui sera accueilli, dans quelles conditions, pour quelle durée et avec quelles garanties », a-t-il insisté.
Un dossier encore peu détaillé officiellement
À ce stade, les modalités précises de cet éventuel accord entre la RDC et les États-Unis n’ont pas été rendues publiques dans le détail, ce qui contribue à alimenter les spéculations et les inquiétudes.
Plusieurs observateurs appellent ainsi à une communication officielle plus complète afin d’éclairer l’opinion et d’encadrer le débat public autour de cette question.
Bernard Mpoyi















