Le projet d’accueil temporaire de migrants en provenance des États-Unis continue de susciter de vives réactions en République démocratique du Congo. La coalition d’opposition Lamuka, ainsi que le parti ADD Congo, ont officiellement exprimé leur désaccord, appelant à une réévaluation de cette initiative jugée sensible.
Dans une déclaration rendue publique ce mardi 7 avril 2026, ces formations politiques dénoncent une décision « aux implications majeures » pour le pays. Elles exhortent les autorités congolaises et leurs partenaires internationaux à privilégier les intérêts nationaux et à garantir une transparence totale autour de cet accord.
Cette prise de position intervient dans un contexte où le gouvernement congolais a récemment apporté des précisions sur la mise en place d’un dispositif d’accueil temporaire de ressortissants de pays tiers, dans le cadre d’un partenariat avec les États-Unis.
Selon les autorités, ce mécanisme serait strictement encadré, ne représenterait aucune charge financière pour le Trésor public et respecterait pleinement la souveraineté nationale.
Toutefois, plusieurs sources concordantes indiquent que cet accord pourrait inclure l’accueil, dès ce mois d’avril, de migrants expulsés du territoire américain, selon des modalités définies entre les deux parties.
Une perspective qui alimente les inquiétudes d’une partie de la classe politique et de l’opinion publique.
Face à ces zones d’ombre, Lamuka et ADD Congo plaident pour l’ouverture d’un débat national inclusif, estimant que ce projet soulève des questions fondamentales liées à la politique migratoire, à la souveraineté de l’État et aux priorités stratégiques du pays.
Dans l’opinion, le sujet reste profondément clivant. Si certains y voient une opportunité de renforcer la coopération internationale et diplomatique, d’autres redoutent des conséquences à long terme, notamment sur les plans sécuritaire, social et économique.
Roberto Tshahe Da Cruz















