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mercredi, mars 11, 2026
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Diomi Ndongala : « L’urgence pour la RDC n’est pas la réforme de la Constitution »

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Alors que le débat sur la révision ou le changement de la Constitution agite actuellement la scène politique en République démocratique du Congo, le président national de la Démocratie chrétienne (DC), Eugène Diomi Ndongala, appelle à privilégier les priorités nationales.

Selon lui, la rationalité stratégique impose de concentrer les ressources du pays sur des impératifs jugés vitaux : l’amélioration du bien-être socio-économique des populations congolaises et le rétablissement d’une paix durable.

Dans ce contexte qu’il qualifie de critique, ce notable Ne Kongo estime que « certains acteurs nationaux choisissent une diversion prématurée en orientant le débat public vers des controverses futiles et périphériques, déconnectées des réalités du moment ».

Pour Eugène Diomi Ndongala, « l’urgence n’est pas aux réformes constitutionnelles, d’ailleurs difficilement applicables dans le contexte actuel d’occupation d’une partie du territoire national, mais plutôt à la sauvegarde de la souveraineté territoriale ».

Dans une interview accordée ce mercredi 11 mars 2026 à MCP, il résume sa position en une formule : « sécurité d’abord, ajustements constitutionnels ensuite ».

Il estime qu’un débat institutionnel approfondi ne pourra être envisagé qu’après la fin du conflit dans l’Est du pays.

À l’en croire, la priorité doit être la restauration complète de l’autorité de l’État, notamment dans des villes comme Goma, Bukavu et Bunagana, ainsi que le retrait des forces étrangères présentes sur le territoire congolais et la levée de l’état de siège instauré dans certaines provinces.

Une fois ces conditions réunies, soutient-il, les débats politiques classiques pourront reprendre leur place dans la vie démocratique du pays.

« Même si, en toute objectivité, il convient de se poser une question pragmatique : quelle opposition, souvent qualifiée de “caviar” ou évoluant en exil et parfois accusée de compromission avec des groupes rebelles soutenus par le Rwanda, pourrait faire face à la vision d’un régime et d’un chef de l’État qui aurait remporté la guerre et réunifié la RDC ? », s’interroge-t-il.

En conclusion, le président de la DC affirme que le pragmatisme doit rester au cœur de l’action politique, afin de déterminer le moment opportun et la substance des grandes décisions politiques à venir.

 

LM

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