L’opposant congolais Moïse Katumbi est monté au créneau ce vendredi à travers une déclaration ferme sur le respect de la Constitution, dans un contexte qu’il juge critique pour l’avenir démocratique du pays.
Dans un message publié le 27 mars, l’ancien gouverneur du Katanga dénonce des tentatives présumées de contournement de la loi fondamentale par certains acteurs politiques à l’approche de la fin de leur mandat.
« En accédant au pouvoir, on prête serment de respecter la Constitution. À l’approche de la fin, certains cherchent à la contourner, voire à la modifier pour s’y maintenir », a-t-il déclaré.
S’appuyant sur l’article 64 de la Constitution de la République démocratique du Congo, il rappelle que tout citoyen congolais a non seulement le droit, mais aussi le devoir de s’opposer à toute prise ou exercice du pouvoir en violation de la loi fondamentale.
« Il y a un temps pour tout : un temps pour servir le peuple, et un temps pour lui rendre le pouvoir qu’il vous a confié », a-t-il insisté, avant d’affirmer : « Je l’exerce. Je l’assume. »
Cette prise de position intervient dans un climat politique marqué par des débats récurrents sur la gouvernance, la transparence institutionnelle et le respect des textes fondamentaux en République démocratique du Congo.
En conclusion, Moïse Katumbi met en garde contre toute atteinte à la Constitution, qu’il considère comme une atteinte directe à la souveraineté populaire : « S’en prendre à la Constitution, c’est s’en prendre au peuple. Et le peuple congolais ne se laissera pas faire. »
Roberto Tshahe















