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Guerre en RDC : Kagame refuse tout recul et accuse Kinshasa

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Quatre mois après la signature d’un accord de paix jugé historique, les violences persistent dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). Dans un entretien accordé le 26 mars dernier à Jeune Afrique, le président rwandais Paul Kagame adopte une posture ferme et critique l’attitude de Kinshasa, ainsi que l’inaction de la communauté internationale.

Malgré les engagements diplomatiques récents, la guerre continue de ravager l’Est congolais. L’accord de paix et d’intégration régionale signé à Washington sous l’égide des États-Unis d’Amérique n’a pas suffi à calmer les hostilités, exacerbant les tensions déjà vives entre Kigali et Kinshasa.

Dans sa prise de parole, Kagame insiste sur le maintien des mesures de sécurité mises en place par son pays.

« N’attendez pas de moi que je lève nos mesures de défense tant que les autorités congolaises poursuivent une politique jugée hostile », a-t-il déclaré.

Cette posture reflète la crispation des relations entre Kagame et son homologue congolais Félix Tshisekedi, malgré les efforts diplomatiques déployés par divers partenaires internationaux.

Un accord de paix en panne

Le 4 décembre 2025, à Washington, Kagame et Tshisekedi avaient signé un accord présenté comme « historique » pour la stabilisation de la région des Grands Lacs. Cependant, quatre mois plus tard, la réalité sur le terrain dément les espoirs suscités par cette initiative. Les affrontements se poursuivent dans plusieurs zones de l’Est congolais, où les civils continuent de payer le prix d’un conflit structurel.

Dans cet entretien, Kagame attribue la responsabilité de l’impasse actuelle à Kinshasa, accusant le gouvernement congolais de manquer à ses engagements. Il interpelle également Washington et la communauté internationale, appelant à une pression sur les autorités congolaises.

Une paix incertaine

Bien que des initiatives diplomatiques aient été multipliées, la crise sécuritaire dans l’Est de la RDC reste loin d’être résolue.

Les déclarations de Kagame soulignent la fragilité du processus de paix et le fossé politique qui sépare Kigali de Kinshasa.

À ce stade, la perspective d’une désescalade durable paraît incertaine, nourrissant l’instabilité dans l’une des régions les plus sensibles du continent.

Kagame évoque aussi le cas Kabila

Le président rwandais affirme ne voir aucun motif pour empêcher l’ancien chef de l’État congolais de circuler, tout en renvoyant sa situation à un contentieux interne à la RDC.

« Tous ceux qui souhaitent prendre part à la lutte pour un Congo stable sont les bienvenus. Kabila a fait ses choix. Vous connaissez ses problèmes. Le gouvernement congolais le poursuit, il a été condamné à mort, une partie de ses biens a été saisie et il veut affronter cette situation dans son propre pays. Je ne vois pas pourquoi je lui refuserais le passage. Cela n’aurait pas de sens », a souligné Paul Kagame.

Cink Inkonge

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