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mardi, avril 7, 2026
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Révision de la Constitution : les 7 propositions choc de Me Falanka qui bousculent le débat

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Alors que le débat sur la révision de la Constitution continue de diviser la classe politique en République démocratique du Congo, l’avocat Irénée Falanka Lukenzi, inscrit au barreau de Kinshasa/Gombe, propose sept pistes de réforme visant à rationaliser l’État local sans toucher aux dispositions verrouillées.

Dans une tribune largement relayée, le juriste milite pour une « démocratie de résultats », concentrée sur l’efficacité institutionnelle, la réduction des coûts de fonctionnement et l’amélioration des services publics. Son constat est sévère : l’architecture actuelle de l’État local absorbe une part significative des ressources publiques, au détriment des investissements structurants tels que les infrastructures routières, éducatives et sanitaires.

Pour inverser cette tendance, Me Falanka avance sept réformes majeures.

Les sept propositions de Me Falanka :

1. Remplacer les Assemblées provinciales permanentes par des structures ad hoc

Le juriste prône la suppression du fonctionnement permanent des Assemblées provinciales, jugées coûteuses, au profit d’instances temporaires chargées de définir les grandes orientations et d’élire les sénateurs.

2. Établir l’élection directe des bourgmestres et chefs de secteur

Cette initiative vise à renforcer la légitimité démocratique en permettant aux populations de choisir directement leurs autorités de proximité.

3. Revoir le mode de désignation des gouverneurs

Me Falanka propose un système mixte : une présélection locale suivie d’une désignation finale par l’exécutif national pour garantir un équilibre entre représentativité locale et centralisation.

4. Supprimer les gouvernements provinciaux pléthoriques

Dans un souci de rationalisation budgétaire, il suggère de remplacer les exécutifs provinciaux actuels par des gouverneurs assistés d’un cabinet réduit pour une gestion plus efficace.

5. Mettre fin aux conseils communaux dans leur forme actuelle

Cette réforme a pour but d’alléger l’appareil institutionnel local et de diminuer les charges de fonctionnement superflues.

6. Introduire le principe du non-originaire pour certains postes stratégiques

Pour lutter contre l’autochtonisme politique, il recommande d’ouvrir certaines fonctions clés à des candidats non issus des provinces concernées, favorisant ainsi une diversité de compétences.

7. Renforcer le brassage territorial et linguistique

Me Falanka préconise d’intégrer des représentants issus d’autres espaces linguistiques dans les organes délibérants, afin de consolider la cohésion nationale.

Pour lui, ces ajustements offrent une voie de compromis entre les partisans et les opposants à la révision. Selon lui, la Constitution doit évoluer pour devenir un véritable instrument de gouvernance et de développement, plutôt qu’un simple rempart institutionnel.

 

Cink Inkonge

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