2 janvier 2014 – 2 janvier 2026. Douze ans jour pour jour se sont écoulés depuis la mort de Mamadou Mustapha Ndala, officier supérieur des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), considéré comme l’un des héros de la guerre contre le mouvement rebelle M23 en 2012.
C’était le 2 janvier 2014 lorsque la nouvelle de sa disparition s’est répandue à Beni, puis à travers toute la République démocratique du Congo. En ce jour de commémoration, des jeunes de la ville de Beni sont descendus dans la rue pour rendre hommage à sa mémoire. Ils se sont recueillis sur le lieu même où l’officier avait trouvé la mort.
Les manifestants, majoritairement membres du mouvement citoyen Véranda Mutsanga, portaient des banderoles saluant le courage et l’engagement de Mamadou Mustapha Ndala, élevé à titre posthume.
La manifestation s’est tenue à Ngadi, localité située à une dizaine de kilomètres du centre-ville de Beni, où son convoi était tombé dans une embuscade.
Selon les autorités congolaises, l’attaque avait été attribuée aux rebelles des Forces démocratiques alliées (ADF). Douze ans après sa mort, Mamadou Mustapha Ndala demeure une figure emblématique pour de nombreux habitants du Nord-Kivu, qui continuent de saluer son rôle dans la défense de l’intégrité territoriale du pays.
Mamadou Mustapha Ndala a trouvé la mort le 2 janvier 2014, aux côtés de deux de ses gardes du corps, lorsque son véhicule a été incendié lors de l’embuscade. Sa disparition avait provoqué une vive émotion au sein de la population ainsi que des remous dans les rangs des forces armées.
Quelques mois plus tard, des officiers militaires avaient été traduits en justice et jugés pour leur implication présumée et leur complicité avec les ADF dans l’assassinat de l’officier.
Delphin Mupanda / MCP, Nord-Kivu















