Au cours d’un point de presse organisé ce samedi 24 janvier, le ministre des droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, a annoncé le démarrage imminent des travaux de documentation des violations des droits humains commises dans les villes de Goma et Bukavu, durant une année d’occupation par le Rwanda et ses supplétifs du mouvement rebelle AFC/M23.
Ces travaux se dérouleront du 29 janvier au 7 février 2026 et seront menés conjointement par le ministère des droits humains, la Commission nationale des droits de l’homme (CNDH), l’association congolaise pour l’accès à la justice (ACAJ) et la Nouvelle Société civile congolaise.
Selon le ministre, cette initiative vise à établir une documentation rigoureuse, crédible et consolidée des nombreuses violations des droits humains perpétrées contre les populations civiles dans ces deux grandes villes de l’Est du pays durant la période d’occupation.
Samuel Mbemba Kabuya a insisté sur la nécessité de produire un document de référence, appelé à servir à la fois d’outil de plaidoyer, de support de mémoire collective et de base pour d’éventuelles poursuites judiciaires aux niveaux national et international.
Concrètement, les travaux consisteront à mettre en commun et analyser les différents rapports déjà élaborés par les organisations nationales et internationales de défense des droits humains, en vue de produire un document unique, exhaustif et structuré, reflétant fidèlement l’ampleur des exactions subies par les populations de Goma et Bukavu.
Enfin, le ministre des droits humains a souligné que cette démarche s’inscrit dans la volonté des autorités congolaises de documenter, de manière méthodique, les crimes et violations graves des droits humains commis dans l’Est de la République démocratique du Congo, une région toujours marquée par l’insécurité persistante et les souffrances endurées par les civils.
Daniel Aloterembi















