Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) ont intensifié, ces dernières semaines, les opérations militaires dans l’ouest du pays afin de neutraliser les miliciens Mobondo encore actifs. Cette montée en puissance s’inscrit dans le cadre de l’opération « Ngemba » et a été officiellement annoncée à l’issue du 75ᵉ Conseil des ministres.
Selon le compte rendu gouvernemental, les efforts militaires se concentrent principalement dans les zones rurales et périurbaines entourant Kinshasa, devenues des épicentres récurrents d’insécurité. Ces espaces, longtemps considérés comme des zones tampons, font face à une recrudescence d’attaques armées, alimentant la crainte parmi les populations civiles.
L’exécutif souligne que l’opération « Ngemba » (un terme qui signifie « paix ») repose sur une stratégie globale associant actions militaires ciblées, sécurisation des civils et campagnes de sensibilisation visant à encourager la reddition volontaire des combattants. L’objectif affiché est double : rétablir durablement la paix et restaurer l’autorité de l’État dans les territoires affectés par les violences.
À l’origine, le phénomène Mobondo trouve ses racines dans un conflit intercommunautaire opposant les communautés Teke et Yaka. Au fil du temps, cette tension locale s’est transformée en une véritable insurrection armée, caractérisée par des pillages, des assassinats et des violences systématiques contre les populations civiles, aggravant la crise sécuritaire dans la région.
Cette détérioration du climat sécuritaire a été brutalement illustrée par l’assassinat récent d’Orphée Liwoke, ressortissant belge de 37 ans d’origine congolaise. Il a été tué dans la nuit de dimanche à lundi dans des circonstances qualifiées de particulièrement violentes. De retour au pays après avoir quitté Bruxelles avec sa famille pour développer un projet agricole, il incarnait, selon plusieurs témoignages, l’espoir d’un retour au Congo fondé sur l’entrepreneuriat rural et la valorisation des terres.
Djodjo Vondi















