La question du déguerpissement des populations de Pakadjuma, à Kinshasa, était au cœur d’une audience accordée mercredi 11 février par le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya, à un collectif de députés nationaux de Mont-Amba. La délégation était représentée par les députés Dorothée Madiya et Eyanga Mboyo Venance.
En leur qualité d’élus nationaux, ces derniers ont exposé les conditions de précarité auxquelles sont confrontées les populations de ce quartier périphérique, à la suite de l’opération menée par l’Hôtel de Ville de Kinshasa. Cette action vise à restituer la pleine jouissance du site à la Société congolaise des transports et ports (SCTP), dans le cadre du programme de remise en circulation des trains urbains destiné à décongestionner la capitale.
Durant plus d’une heure, les échanges ont porté sur la situation de ces familles, avec un accent particulier sur le respect des droits humains, bien que, sur le plan juridique, l’opération soit jugée fondée.
Selon le ministre Samuel Mbemba, une piste de solution est envisagée et pourrait être débattue lors de la prochaine réunion du Conseil des ministres.
Les deux députés nationaux ont, par ailleurs, salué la promptitude et l’implication du ministre des Droits humains en faveur des populations concernées.
Il convient de rappeler que, dans l’exercice de ses fonctions, le ministre des Droits humains a pour mission de veiller à la promotion et à la protection des droits des citoyens. Dans le cas d’espèce, son intervention ne vise pas à remettre en cause l’action de la Ville de Kinshasa, mais plutôt à réfléchir aux mesures d’encadrement et d’accompagnement des populations concernées, bien qu’occupant illégalement le site.
Daniel Aloterembi















