Longtemps considérée comme l’une des communes les plus enclavées de la ville de Kinshasa, Makala amorce progressivement son désenclavement grâce à la modernisation de ses infrastructures routières.
Créée avant l’indépendance de la République démocratique du Congo, la commune ne compte, à ce jour, que deux avenues asphaltées, réalisées il y a près de quatre ans.
Aujourd’hui, une troisième voie structurante est en pleine construction : l’avenue Kimfumu.
Les travaux de bétonnage de cette artère, longue d’environ deux kilomètres, sont en cours. Elle devra déboucher sur l’avenue Mopulu avant de rejoindre l’avenue Université, axe majeur séparant Makala de la commune voisine de Ngaba.
Sur le terrain, l’évolution des travaux est visible et suscite l’enthousiasme des habitants, qui y voient une amélioration significative de leurs conditions de mobilité.
« Quand je vois comment on construit des chaussées dans notre commune de Makala, je ne peux que me réjouir et remercier le Président de la République, Félix Tshisekedi, qui a pensé à nous. Nous souffrions beaucoup sur cette avenue, surtout nous les motards. Nous étions obligés de rouler dans des conditions très difficiles. Mais aujourd’hui, nous circulons calmement, sans forcer », a témoigné un conducteur de moto rencontré sur le chantier.
Un impact attendu sur le développement local

Makala traîne depuis plusieurs années une réputation liée au banditisme urbain, communément appelé « phénomène Kuluna ». Ces gangs opèrent de jour comme de nuit, se livrant à des actes d’extorsion, et parfois à des agressions mortelles.
Pour de nombreux observateurs, l’amélioration des infrastructures pourrait contribuer à transformer progressivement l’image de la commune.
Au-delà de la mobilité, les routes asphaltées constituent un levier essentiel de développement : elles facilitent les échanges économiques, améliorent l’accès aux services sociaux de base et renforcent la présence de l’État dans les quartiers.
Avec la construction de l’avenue Kimfumu, Makala franchit ainsi une nouvelle étape vers une intégration plus harmonieuse dans le tissu urbain de la capitale congolaise.
Joslin Lomba















