Le débat sur une éventuelle révision de la Constitution continue de susciter des réactions dans l’espace Grand Kasaï, notamment à Kananga, Mbuji-Mayi et Mwene-Ditu. Du côté du parti Envol de Delly Sessanga, cette initiative est jugée inopportune au regard des priorités actuelles du pays.
À Mwene-Ditu, Pierrot Kayembe, cadre de cette formation politique, estime que cette question vise à détourner l’attention de la population face aux difficultés socio-économiques persistantes.
Selon lui, la Constitution actuelle n’est pas responsable des problèmes liés à l’insécurité, au chômage ou à la baisse du pouvoir d’achat. Il appelle ainsi au respect strict de la loi fondamentale afin d’éviter des tensions inutiles.
À Kananga, Patrick Mbuyamba, acteur de la société civile et analyste politique, abonde dans le même sens. Il juge le moment mal choisi pour engager une telle réforme, rappelant que le pays fait face à une guerre dans l’Est et que certaines provinces restent sous état de siège.
À l’inverse, à Mbuji-Mayi, Charles Ngoyi, cadre du parti Congo Espoir, adopte une position plus nuancée. Il estime que la Constitution n’interdit pas l’initiative d’une révision et invite les acteurs politiques à aborder cette question avec responsabilité.
Malgré ces divergences, le parti Envol insiste sur la nécessité de prioriser la sécurité, la paix et les conditions de vie des populations, estimant que la révision de la Constitution ne constitue pas une urgence.
JM Mpandanjila















