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jeudi, avril 9, 2026
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Est de la RDC : 263 combattants de l’AFC/M23 se rendent en deux mois, signe de tensions internes croissantes

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Au moins 263 combattants de l’AFC/M23, dont quatre officiers, ont volontairement déposé les armes entre février et mars 2026 dans l’Est de la République démocratique du Congo, selon une annonce faite le 8 avril par la 34ᵉ région militaire des FARDC.

Plusieurs cadres du mouvement auraient également choisi l’exil.

Ces redditions, enregistrées sur une période relativement courte, traduisent une dynamique préoccupante au sein de la rébellion, marquée par des dissensions internes et une baisse progressive du moral des troupes.

Des fractures internes de plus en plus visibles

Derrière ces départs volontaires, se profile une crise de cohésion au sein de l’AFC/M23, une coalition formée fin 2023 entre des éléments politico-militaires et des factions armées opérant dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Selon plusieurs analyses concordantes, le mouvement est traversé par des divergences stratégiques profondes. D’un côté, une ligne axée sur le contrôle territorial local et la consolidation des positions dans certaines zones stratégiques. De l’autre, une vision plus large, orientée vers une ambition politique à l’échelle nationale.

Ces orientations divergentes alimentent une incertitude persistante parmi les combattants, qui peinent à identifier clairement les objectifs finaux de leur engagement.

Doutes sur le terrain et baisse du moral

Sur le terrain, cette ambiguïté stratégique semble peser lourdement sur le moral des troupes. Des sources locales évoquent également des difficultés logistiques, notamment des irrégularités dans la prise en charge des combattants, qui pourraient accentuer les départs volontaires.

Dans ce contexte, la reddition apparaît, pour certains, comme une alternative à une situation jugée de plus en plus incertaine.

Pression militaire accrue

Parallèlement, la montée en puissance des Forces armées de la RDC (FARDC), notamment à travers l’utilisation de nouvelles capacités opérationnelles, contribue à accroître la pression sur les positions rebelles.

Certaines frappes ciblées ayant visé des figures du mouvement auraient également eu un impact psychologique significatif, renforçant le sentiment de vulnérabilité au sein des rangs de l’AFC/M23.

Un mouvement toujours actif malgré les fragilités

Malgré ces signes d’essoufflement, l’AFC/M23 conserve une capacité opérationnelle dans plusieurs zones de l’Est du pays et demeure un acteur armé influent dans la région.

Toutefois, la multiplication des redditions et les tensions internes observées pourraient, à moyen terme, affecter sa cohésion et son efficacité sur le terrain.

Une opportunité pour les initiatives de désarmement

Pour les autorités congolaises, ces redditions pourraient représenter une opportunité de renforcer les programmes de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR), en encourageant d’autres combattants à déposer les armes.

La poursuite de cette tendance dépendra toutefois de plusieurs facteurs, notamment l’évolution du rapport de force militaire, la capacité du mouvement à surmonter ses divisions internes, ainsi que les dynamiques politiques et sécuritaires régionales.

LM

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