La situation des droits de l’homme en République démocratique du Congo demeure profondément préoccupante, en particulier dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri, en proie à une recrudescence des attaques menées par des groupes armés, dont le M23/AFC, soutenu par le Rwanda.
Dans un communiqué rendu public le mardi 20 janvier 2026, le Bureau de coordination des Nations Unies aux droits de l’homme indique avoir documenté 542 violations et atteintes aux droits humains au cours du mois de novembre 2025 dans l’Est du pays.
Ce chiffre représente une augmentation de 28 % par rapport au mois d’octobre 2025. Selon le rapport, 91 % de ces violations et atteintes ont été enregistrées dans des zones affectées par les conflits armés. Le Nord-Kivu demeure la province la plus touchée, avec 326 cas, suivi du Sud-Kivu (95 cas) et de l’Ituri (62 cas).
Le Bureau précise également que les agents de l’État sont responsables de 21 % des violations et atteintes documentées, impliquant notamment des éléments de la Police nationale congolaise et des militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo (Fardc).
Malgré les efforts politiques et diplomatiques engagés dans le cadre des processus de paix de Doha et de Washington, le Bureau de coordination des Nations Unies aux droits de l’homme souligne que l’insurrection du M23 continue de générer la majorité des exactions commises par les groupes armés. Les rebelles du M23 demeurent ainsi les principaux auteurs des violations et atteintes aux droits de l’homme documentées dans les provinces en conflit.
Ces violations sont perpétrées aussi bien dans le cadre des hostilités contre les FARDC et les groupes d’autodéfense Wazalendo, que dans celui de l’administration parallèle mise en place par les rebelles. Elles incluent notamment l’enlèvement de 176 personnes, des atteintes à l’intégrité physique contre 135 victimes, ainsi que 54 cas d’exécutions sommaires.
Face à la gravité de la situation, le Bureau des Nations Unies appelle à un renforcement urgent des mesures de protection des civils et à une lutte effective contre l’impunité, afin de mettre un terme aux violations persistantes des droits de l’homme dans l’Est de la RDC.
Joslin Lomba















