Plus de 200 camions-citernes sont bloqués depuis plus de trois jours à la frontière d’Anzida, dans le territoire de Mahagi (Ituri). Des chauffeurs étrangers protestent contre l’assassinat de leur collègue, somalien d’origine, sur le tronçon Nioka–Djugu, ainsi que contre les multiples tracasseries attribuées à certains services publics.
Cette situation perturbe l’approvisionnement en carburant dans la région et entraîne une flambée des prix à Bunia et dans les localités voisines. Le litre d’essence, qui se vendait autour de 3 000 FC, est passé à environ 4 000 FC à la pompe à Bunia. Dans certains villages, il se négocie désormais entre 6 000 et 7 000 FC, contre 3 500 à 4 000 FC il y a encore quelques jours.
Les chauffeurs affirment être prêts à reprendre le travail dans les prochains jours, mais exigent des garanties sécuritaires et la fin des tracasseries sur plusieurs postes de péage.
Face à cette situation, l’administrateur militaire du territoire de Mahagi, accompagné de responsables de différents services publics, s’est rendu sur place pour s’imprégner de la situation et envisager des pistes de solution. Dans son adresse aux chauffeurs, le colonel a assuré que des dispositions sont prises pour renforcer leur sécurité et celle de leurs engins.
Par ailleurs, cette perturbation a également entraîné une hausse des prix du transport sur les axes Komanda–Bunia–Mambasa et Bunia–Beni. Des habitants appellent les autorités à agir rapidement pour résoudre cette crise.
Reagan Lebisabo, correspondant en Ituri















