À Kikwit, dans la province du Kwilu, des voix s’élèvent pour dénoncer toute initiative de révision de la Constitution, jugée inopportune dans le contexte actuel.
Si certains acteurs politiques et sociaux évoquent la nécessité d’adapter la loi fondamentale aux réalités du moment, l’opposition, elle, affiche une position ferme : la Constitution ne doit pas être touchée.
Jean Kitoko, président fédéral du parti Ensemble pour la République, met en garde contre toute tentative de modification à ce stade du cycle politique.
« Le président de la République a prêté serment sur cette Constitution. Elle fait donc foi. Pourquoi vouloir la réviser à quelques pas de la fin de son second mandat ? Cela suscite des interrogations légitimes », a-t-il déclaré.
Pour lui, une telle initiative pourrait cacher des motivations politiques et fragiliser davantage le climat institutionnel du pays.
Dans la même logique, plusieurs intervenants estiment que le moment est mal choisi pour engager un débat constitutionnel, alors que le pays fait face à des défis sécuritaires majeurs, notamment dans l’Est.
« On ne peut pas parler de révision de la Constitution alors que certaines provinces sont encore sous état de siège. La priorité doit être la restauration de la paix », a souligné Dakin Mafuta, inspecteur de l’enseignement secondaire.
D’autres voix issues de la société civile abondent dans le même sens, appelant à concentrer les efforts sur les urgences sociales et sécuritaires.
« La révision de la Constitution n’est pas une priorité aujourd’hui. Ce qui importe, c’est la fin de la guerre et l’amélioration des conditions de vie de la population », a martelé Thérèse Mulangi, commerçante.
À Kikwit, le débat reste ouvert, mais une partie importante de l’opinion, notamment dans les rangs de l’opposition, rejette toute révision de la Constitution dans le contexte actuel.
Badylon Kawanda Bakiman















