mercredi, mars 25, 2026
contact@congo-press.com
A la uneprioriteProvincesSociété

Kinshasa : les chauffeurs annoncent 48 heures de grève pour dénoncer des engagements non respectés

22Views

Le spectre d’une paralysie des transports en commun refait surface à Kinshasa.

Moins de deux semaines après le débrayage du 16 mars, les tensions s’exacerbent à nouveau entre les autorités urbaines et les professionnels du secteur.

Dans une correspondance officielle adressée au gouverneur de la ville, l’Alliance des Associations des Chauffeurs Professionnels de la RDC (AACP-RDC) annonce un mouvement de grève de 48 heures, prévu du 30 au 31 mars.

À travers cette démarche, les transporteurs dénoncent le non-respect des engagements pris par l’Hôtel de ville à l’issue des négociations ayant suivi la précédente crise.

Ils expriment leur « profonde préoccupation » face à la dégradation persistante de leurs conditions de travail, malgré la signature d’un protocole d’accord avec le ministère provincial des Transports et de la Mobilité urbaine, censé ramener l’accalmie dans le secteur.

Des revendications restées sans suite

Au cœur des revendications, figurent plusieurs mesures jugées prioritaires par les chauffeurs. Ces derniers réclament notamment la fin des tracasseries routières, en limitant les contrôles aux seuls agents dûment habilités.

Ils dénoncent des pratiques récurrentes assimilées à du harcèlement, qui alourdissent leurs charges quotidiennes.

Les professionnels du transport exigent également l’instauration d’un moratoire sur le contrôle technique des véhicules, afin de permettre aux propriétaires de se conformer progressivement aux normes en vigueur. À cela s’ajoute la demande d’une meilleure régulation du secteur, incluant les services de véhicules de transport avec chauffeur (VTC), perçus comme une concurrence insuffisamment encadrée.

Une menace sérieuse pour la mobilité urbaine

Face à ce qu’ils considèrent comme une absence de volonté politique et une remise en cause des engagements pris, les chauffeurs durcissent leur position. Ils préviennent que cette grève pourrait être suivie d’actions plus radicales si aucune solution concrète n’est trouvée dans les prochains jours.

Une telle mobilisation risque d’avoir des répercussions importantes sur la vie économique et sociale de la capitale congolaise, où des millions d’habitants dépendent quotidiennement des transports en commun pour leurs déplacements.

L’AACP-RDC insiste enfin sur le caractère progressif de son action, qu’elle présente comme un signal d’alarme adressé aux autorités provinciales.

Pour les transporteurs, il s’agit avant tout d’obtenir le respect des engagements pris et d’améliorer durablement les conditions d’exercice de leur profession.

LM

Laisser un commentaire