À Boma, dans la province du Kongo-Central, la société civile se montre critique face au débat sur une éventuelle révision de la Constitution.
Alors que la question alimente les discussions politiques, plusieurs acteurs estiment que le véritable problème ne réside pas dans la loi fondamentale, mais dans son application. Fiston Mpyana, membre de la société civile à Boma, souligne que même en cas de révision, la Constitution risquerait d’être mal interprétée si les pratiques de gouvernance ne changent pas.
Il plaide plutôt pour des réformes ciblées, notamment sur les règles d’éligibilité aux différentes fonctions électives et le mode de désignation des gouverneurs de provinces, afin de réduire l’instabilité institutionnelle.
Dans le même élan, Me Fabrice Mbila estime que le débat actuel s’apparente davantage à une manœuvre politique qu’à une nécessité juridique. Il rappelle que la Constitution du 18 février 2006 prévoit sa révision, mais pas son changement, qui constituerait une rupture de l’ordre constitutionnel.
Pour lui, la priorité devrait être l’application effective des dispositions existantes avant d’envisager toute réforme.
Dans un contexte marqué par l’insécurité dans l’Est du pays et les défis socio-économiques, plusieurs acteurs de la société civile appellent ainsi à recentrer les efforts sur la gouvernance et le respect des textes en vigueur.
Delvard Mwimbi















