Le gouvernement de la République démocratique du Congo affiche une ligne ferme face aux miliciens Mobondo ayant déposé les armes. Ceux-ci ne bénéficieront pas d’une immunité systématique et devront répondre individuellement de leurs actes devant la justice.
C’est ce qu’a déclaré, mardi 24 mars 2026, le vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, lors d’une conférence de presse tenue dans la province du Kwilu.
Face aux médias, le responsable de la sécurité intérieure a insisté sur l’approche du gouvernement, qui vise à concilier restauration de la paix et respect de l’État de droit. « Chaque cas sera examiné séparément. Ceux qui ont commis des infractions devront en répondre devant les juridictions compétentes », a-t-il affirmé.
Cette position intervient dans un contexte marqué par les efforts des autorités pour mettre fin aux violences attribuées aux Mobondo, actifs dans plusieurs zones du sud-ouest du pays.
Le processus de désarmement en cours vise à stabiliser durablement la région, tout en répondant aux attentes des populations en matière de justice. « La paix ne peut être durable sans justice. Nous voulons rassurer la population que les crimes ne resteront pas impunis », a ajouté Jacquemain Shabani.
Sur le terrain, les autorités locales du Kwilu saluent cette orientation, estimant qu’elle pourrait renforcer la confiance des communautés affectées par les violences. Plusieurs organisations de la société civile appellent néanmoins à la mise en place de mécanismes transparents afin de garantir des procès équitables.
Parallèlement, le gouvernement poursuit des programmes de réintégration destinés aux ex-combattants non impliqués dans des crimes graves, dans l’objectif de prévenir toute résurgence des hostilités.
À travers cette double approche — fermeté judiciaire et réinsertion — les autorités entendent poser les bases d’une paix durable dans cette partie du pays.
Lefils Matadi















