Le groupe parlementaire Ensemble pour la République a officiellement saisi, ce mercredi, le président de l’Assemblée nationale afin de solliciter la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire sur les événements survenus le 11 janvier dernier à Bukama, dans la province du Haut-Lomami.
Dans une correspondance signée par son président, Christian Mwando Nsimba Kabulo, le groupe évoque des faits de notoriété publique faisant état de graves atteintes aux droits humains dans le quartier Kisanga Bioni.
Selon les informations rapportées, une dizaine de civils auraient perdu la vie lors d’interventions attribuées à des éléments des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Des centaines de personnes auraient été interpellées de manière arbitraire, tandis que plusieurs victimes auraient été grièvement blessées.
Estimant la situation particulièrement préoccupante et soulignant les divergences entre les versions officielles et les témoignages recueillis sur le terrain, le groupe parlementaire Ensemble juge nécessaire l’implication directe du Parlement. La démarche s’appuie sur l’article 138 de la Constitution et l’article 201 du Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, qui prévoient la création de commissions d’enquête parlementaires.
« Il est impératif que la représentation nationale diligente une commission d’enquête afin d’établir la vérité des faits et de situer les responsabilités », indique la lettre adressée au président de l’Assemblée nationale et consultée par notre rédaction.
De leur côté, les FARDC affirment que la situation sécuritaire à Bukama est désormais sous contrôle. L’armée soutient que les incidents du 11 janvier seraient consécutifs à une attaque contre l’une de ses positions par le groupe armé Maï-Maï Zoulou. Selon la version militaire, quatre assaillants auraient été neutralisés et un militaire légèrement blessé. Les autorités militaires assurent par ailleurs que toutes les dispositions nécessaires ont été prises pour garantir la sécurité des populations et le maintien de l’ordre public.
Roberto Tshahe Da Cruz















