Le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, a fermement condamné les propos tenus récemment par le porte-parole des Forces armées de la République démocratique du Congo (Fardc), le général Sylvain Ekenge. Cette prise de position a été exprimée lors du Conseil des ministres tenu ce vendredi 2 janvier 2026 à la Cité de l’Union africaine, à Kinshasa.
Les déclarations incriminées, jugées stigmatisantes et méprisantes à l’égard des femmes tutsies, ont suscité une réaction immédiate du Chef de l’État. Pour Félix Tshisekedi, ces propos constituent une dérive grave qui ne saurait être tolérée, car ils ne reflètent ni les valeurs républicaines ni l’éthique de responsabilité exigée de toute autorité appelée à s’exprimer au nom de la Nation.
Le Président de la République a estimé que de telles sorties médiatiques portent atteinte à la cohésion nationale et sont susceptibles d’alimenter des tensions inutiles, dans un contexte sécuritaire déjà marqué par une grande sensibilité.
Tout en approuvant les mesures prises à l’encontre du général Sylvain Ekenge, le Chef de l’État a insisté sur la nécessité impérieuse, pour l’ensemble des responsables publics, civils comme militaires, d’adopter une communication empreinte de retenue, de professionnalisme et de responsabilité.
« La prise de parole au nom de l’État ne doit être ni émotionnelle ni improvisée », a martelé Félix Tshisekedi devant les membres du gouvernement.
Le Président a, par ailleurs, exhorté les ministres, les hauts responsables civils et militaires ainsi que les acteurs de la communication institutionnelle à éviter toute déclaration incontrôlée, en particulier sur des questions sensibles liées à la défense nationale, à la sécurité et à la cohésion sociale.
Selon lui, la parole publique doit demeurer un instrument de rassemblement, de stabilité et de confiance, et ne saurait en aucun cas devenir un facteur de division. Toute personne appelée à s’exprimer au nom de l’État est tenue de se documenter rigoureusement, de maîtriser les enjeux des dossiers abordés et d’en mesurer la portée avec discernement.
Afin de prévenir la répétition de tels manquements, le Conseil des ministres a décidé de la mise en place immédiate d’un mécanisme de concertation préalable. Celui-ci associera le conseiller en communication du Président de la République, les services de la Primature, l’État-major général des Fardc ainsi que la Police nationale congolaise. Ce dispositif aura pour mission d’encadrer et de valider toute communication officielle diffusée sur les antennes de la Radio-Télévision nationale congolaise (RTNC).
Roberto Tshahe Da Cruz















