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jeudi, mars 19, 2026
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Mois de la femme : Florence Meta, une voix engagée qui fait vibrer les consciences à Kinshasa

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À Kinshasa, sur une scène culturelle en constante mutation, Florence Meta s’impose progressivement comme une figure montante du slam et de la poésie engagée.

Écrivaine, performeuse et entrepreneure culturelle, l’auteure de Flots de Douceur conjugue sensibilité et regard critique sur la société congolaise.

À l’occasion du mois dédié aux droits des femmes, Media Congo Press (MCP) est allé à sa rencontre. Entretien avec une artiste qui fait de la parole un véritable levier d’éveil.

MCP : Comment avez-vous découvert le slam et qu’est-ce qui vous a donné envie de vous lancer dans cet art ?

F.M. : Le slam est né de ma passion pour l’écriture. Le désir d’écrire a donné naissance à celui de dire, de déclamer mes textes. Je voulais être lue, mais aussi écoutée. Je pense que nos talents nous montrent le chemin ; sans eux, un simple désir ne suffit pas.

MCP : Quelles sont les personnes ou artistes qui vous ont inspirée ?

F.M. : Je n’ai pas vraiment eu de modèles. Tout ce que j’ai fait, mon cœur me l’a dicté. J’ai découvert d’autres artistes plus tard, mais je les considère comme des semblables, pas comme des références. Mon parcours est né d’une introspection et d’une liberté d’être.

MCP : Comment définiriez-vous le slam pour un profane ?

F.M. : Le slam, c’est l’art de déclamer des poèmes de manière rythmée, avec ou sans accompagnement musical.

MCP : Être femme dans cet univers en RDC, est-ce un défi ?

F.M. : Oui, parce qu’il y a peu de femmes. Être slameuse, c’est presque être atypique. C’est aussi ce qui me plaît : cette singularité. Mais j’encourage d’autres femmes à oser. Les talents existent ; il manque parfois simplement le courage.

MCP : Avez-vous rencontré des obstacles dans votre parcours ?

F.M. : Pas directement. Mais le véritable défi reste le manque de valorisation des poètes dans notre pays. On doit souvent se battre seule pour exister, dans un environnement parfois indifférent.

MCP : Comment naît un texte chez vous ?

F.M. : De tout : du quotidien, de la nature, des conversations, de l’actualité, de mon entourage ou même des œuvres d’art.

MCP : Quels sont vos projets à venir ?

F.M. : Publier un nouvel ouvrage cette année et organiser mon premier concert de slam.

MCP : Quel message adresseriez-vous aux jeunes filles qui souhaitent se lancer ?

F.M. : Oser. Miser sur le travail et la détermination. Les opportunités viennent en chemin, comme la pluie qui ne féconde qu’une terre déjà ensemencée.

À la croisée de l’art et de l’engagement, Florence Meta incarne cette nouvelle génération d’artistes qui refusent le silence. À travers ses mots, elle ne se contente pas de dire le monde : elle le questionne, le bouscule et, peut-être, le transforme.

Cink Inkonge

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