L’ancien directeur général de la Société minière de Kilo-Moto (Sokimo), Pistis Bonongo, a été reconnu coupable de faute de gestion par la Cour des comptes, ce mercredi 18 mars 2026.
La haute juridiction financière lui reproche le défaut de transmission, dans les délais légaux, des états financiers relatifs aux exercices 2022 et 2023, en violation des obligations réglementaires en vigueur.
À l’issue de l’examen du dossier, la Cour des comptes a infligé à l’ancien dirigeant une amende de 84 000 dollars américains, payable en francs congolais, à laquelle s’ajoutent les frais de procédure.
Des justifications jugées insuffisantes
Lors de l’audience, Pistis Bonongo a tenté de justifier ces manquements en évoquant des difficultés administratives internes au sein de l’entreprise publique. Il a notamment fait état de changements intervenus au niveau de la direction financière, qui auraient perturbé la préparation et la transmission des documents comptables.
Des arguments qui n’ont pas convaincu la juridiction. La Cour des comptes a estimé qu’ils ne suffisaient pas à exonérer l’ancien responsable de ses obligations de gestion, confirmant ainsi la sanction prononcée.
Un signal dans le renforcement de la gouvernance publique
Cette décision s’inscrit dans une dynamique de renforcement du contrôle de la gestion des entreprises publiques en République démocratique du Congo.
Elle rappelle l’exigence de transparence et de rigueur dans la transmission des états financiers, considérée comme une obligation légale pour les dirigeants d’établissements publics, dans un contexte où la gouvernance des entreprises d’État fait l’objet d’une attention accrue des autorités.
Joslin Lomba















