Initialement prévu pour le 14 décembre 2025, le congrès de l’Union pour la démocratie et le progrès social (UDPS) n’a toujours pas été organisé à ce jour, alimentant interrogations et spéculations au sein de la classe politique congolaise.
Quatre mois après l’échéance annoncée, aucune nouvelle date officielle n’a été communiquée par la direction du parti présidentiel.
Ce report prolongé intervient pourtant dans un contexte où cette grand-messe interne était présentée comme une étape cruciale pour la restructuration et la redynamisation de l’UDPS.
Le président de la République, Félix Tshisekedi, s’était personnellement impliqué dans la préparation de ce congrès. Dans une démarche d’apaisement, il avait notamment œuvré à la réconciliation entre deux figures du parti, Augustin Kabuya et Déo Bizibu, longtemps en désaccord.

À l’issue de cette médiation, le chef de l’État avait exhorté les deux responsables à œuvrer de concert afin de réunir les conditions nécessaires à la tenue du congrès dans les délais. Une consigne qui, à ce jour, ne semble pas avoir été suivie d’effets concrets.
En interne, ce retard alimente des tensions latentes et ravive les divisions entre différentes tendances du parti.
Plusieurs militants et cadres s’interrogent sur les raisons de ce blocage, certains évoquant des désaccords persistants sur l’organisation, la désignation des délégués ou encore les enjeux de leadership.
Le congrès de l’UDPS est pourtant considéré comme un moment clé pour définir les orientations politiques du parti, renouveler ses instances dirigeantes et consolider son unité à l’approche des échéances politiques futures.
Sur le plan politique, ce report prolongé pourrait fragiliser l’image d’un parti au pouvoir censé incarner la discipline et la cohésion. Pour certains observateurs, l’incapacité à organiser ce rendez-vous statutaire traduit des difficultés internes plus profondes.
Jusqu’à présent, la direction de l’UDPS n’a pas communiqué officiellement sur les raisons de ce retard ni sur un éventuel nouveau calendrier.
Ce silence entretient l’incertitude et laisse place à diverses interprétations au sein de l’opinion.
En attendant, militants et sympathisants restent dans l’expectative, espérant la tenue rapide de ce congrès, perçu comme déterminant pour l’avenir et la stabilité du parti présidentiel.
LM















