Les activités parlementaires sont paralysées à l’Assemblée provinciale du Sankuru depuis l’élection du nouveau gouverneur, intervenue le 15 avril 2026. En cause, l’absence de plusieurs députés provinciaux, dont une partie a accompagné le gouverneur lors d’un déplacement à Kinshasa.
Cette situation empêche la tenue des plénières et bloque le fonctionnement de l’organe délibérant.
La société civile du Sankuru dénonce un manque de responsabilité de la part des élus et accuse le nouveau gouverneur d’être à l’origine de cette situation.
« La société civile du Sankuru alerte l’opinion sur une tentative de déstabilisation des institutions provinciales. À peine élu, le gouverneur s’est rendu à Kinshasa via Kananga avec plusieurs députés provinciaux, alors que la session parlementaire est en cours. Cette situation paralyse l’Assemblée provinciale », a déclaré Jean-Paul Djadji, président de la société civile Force vive du Sankuru.
Les forces vives de la province mettent en garde contre les conséquences d’un tel blocage, estimant qu’il pourrait aggraver la situation socio-économique d’une province déjà fortement enclavée.
« Le Sankuru est l’une des provinces les plus enclavées du pays. Sa population vit dans des conditions difficiles et mérite une attention particulière. La société civile appelle le Président de la République à s’impliquer personnellement pour éviter une détérioration de la situation », a-t-il ajouté.
JM Mpandanjila















